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BRELEVENEZ - LANNION - Page 19

  • VINGT SEPTIEME DIMANCHE ORDINAIRE (6 0ctobre 2024)

             

    Marc 10, 2-16 avec Gn 2, 18-24 Ps 127 He 2, 9-11

    Le mariage, entre Plan de Dieu pour le Bonheur et egoîsme humain.

     

    Fil conducteur :

    Il y aura toujours affrontement entre le Plan de Dieu sur la sexualité de l'homme, laquelle est destinée à le faire progresser en Amour et l'égoïsme humain dont le but est tout autre.

    Pour autant, il ne faut pas confondre la Loi d'Amour intangible, définie par le Christ dans le cadre du salut de l'humanité et les règlements nécessairement modifiables de son application concrète.

     

    Principaux points :

    1) L’enjeu est de taille : l’homme va-t-il entrer dans le projet de Dieu d’utiliser la sexualité comme instrument d’Amour en vue du Bonheur, ou détourner la sexualité de son but pour obtenir son bonheur par lui même, en dehors de l’Amour, en dehors de Dieu ? Depuis le début de l’humanité, cela n’a pas changé : il y a un affrontement entre ces deux visions de la sexualité et du Bonheur. Pas étonnant que les ennemis de Jésus essaient de le coincer sur ce sujet et qu’aujourd’hui, l’Eglise soit attaquée à son tour à ce propos. Tout en maintenant, elle aussi, la position ferme de Jésus sur la Loi d’Amour, elle ne doit, pas plus que lui, se laisser piéger, à propos de règlements !

    2) Jésus fait bien la distinction entre la Loi d’Amour régissant la sexualité et les applications adaptées aux circonstances, que sont les règlements.

    Ainsi, l’adaptation du règlement de Moïse sur le certificat de divorce, en fonction de la dureté de coeur des juifs de son temps, avait pour but la protection de la femme répudiée. Mais cela ne modifie en rien l’exigence de la Loi d’Amour, à savoir la fidélité !

    3) Jésus rappelle que le couple humain a été formé par Dieu dans un but dépassant totalement celui des animaux sexués. Certes, la Bible emploie, pour le dire, un langage poétique et imagé, mais le fait que ce «don » de la femme à l’homme ait lieu au cours d’un mystérieux sommeil s’emparant de l’homme, montre que c’est Dieu qui agit …et non le vouloir de l’homme !

    C’est donc bien Dieu et non l’homme, qui fixe au couple humain sa finalité dans laquelle l’Amour et la fidélité concomitante ont un rôle de choix !

     

    Michel  ANDRE, diacre    jeannemichel.andre@gmail.com

  • VINGT SIXIEME DIMANCHE ORDINAIRE  B

    (29 Septembre 2024)Marc 9, 38-48 avec Nb 11, 25-29 et Jc 5, 1-6

    La soumission réelle à l’Esprit , un bon choix à faire!

     

    Fil conducteur :

    Ce qui fera la vraie réussite de notre vie, c'est le recours et la soumission réelle à l'Esprit Saint et non "l'utilisation" de celui-ci, par nous, pour notre satisfaction personnelle ou notre propre gloire.

    Le choix de cette libre et joyeuse soumission amène à l'Amour. Son refus entraîne au Mal, dont  la jalousie !

     

    Principaux points :

    1) L’Esprit Saint et nous :

    Voici, dans la Parole de ce dimanche, deux prodiges de l’Esprit : deux anciens prophétisent dans le camp, en dehors du « label Moïse » et un inconnu, sorti d’on ne sait où, guérit quelqu’un « au nom de Jésus ».

    Nous devrions en conclure que c’est l’Esprit qui agit dans la diffusion de la Bonne Nouvelle et que nous ne sommes que ses instruments Mais  telle  ne fut pas la réaction des assistants à ces prodiges.

    Le récit du livre des Nombres nous montre que c’est l’Esprit qui a l’initiative, mais que nous avons la fâcheuse prétention de vouloir l’employer à notre service pour réaliser notre plan plutôt que le sien.

    Moïse vient de dénoncer cette prétention et Jésus, plus encore, en remettant Jean à sa place.

    Cependant, Jésus nous ajoute que celui qui reçoit la grâce d’être l’instrument  miraculeux de l’Esprit ne peut, aussitôt après, « mal

    parler » de Lui ! Mais plus tard, si le "faiseur de miracle" reste isolé, loin de Jésus, opérant  seul, en dehors de l’Eglise dont il regarde de haut toutes les mises en garde, la tentation de l’orgueil  et de l’emprise n’est pas loin !

    Combien de personnes de bonne volonté se figurent avoir « le numéro de portable personnel de l’Esprit Saint » et n’entendent recevoir que de lui, directement, leurs inspirations. C’est ainsi que commencent les «gourous » fondateurs de sectes !

    2) Jésus, après ces mises en garde, nous demande de choisir :

    - soit le Plan de Dieu, celui de l’Amour

    - soit notre plan, marqué par le péché.

    C’est l’un ou l’autre ! Et de ce choix vont découler des attitudes et, finalement, un destin totalement opposé !

    - Si nous choisissons vraiment le Plan de Dieu, nos moindres actes font avancer sa réalisation.

    Ainsi, offrir un simple verre d’eau pour favoriser la diffusion de la BonneNouvelle, c’est se placer dans la première catégorie, du côté de l’Amour. Ce n’est pas tant l’importance  apparente ou non, de cette action qui lui donne sa valeur, mais l’adhésion personnelle à la Bonne Nouvelle et à l’Amour, dont elle procède.

    - Mais, à l’inverse, certains choisissent un plan personnel, opposé à celui

    de Dieu et ils détournent  le prochain, par le scandale. Jésus les

    blâme sévèrement, comme le fait  aussi Jacques. La mise en garde est sévère(Mc 9, 43 à 46), mais toutefois peut-être pas à prendre au pied de la lettre (ce que semble confirmer le peu de manchots, unijambistes et

    borgnes dans nos assemblées !)

    3) La réaction que nous avons souvent, par rapport à la « réussite » des autres, jugée par nous imméritée, soulève la question de la jalousie ! Ce qui est évoqué ici n’est pas ce questionnement maladif, incessant, envahissant (avec investigation de son  portable, épluchage de son emploi du temps) sur l’infidélité réelle ou supposée de l’autre.

    C’est une autre «jalousie», celle qui rend malheureux du bonheur des autres ! Sommes-nous bien certains d’être « au-dessus de ça » ? N’y a-t-il pas parfois, dans nos « exigences de justice », une pointe de jalousie ? Des remarques du genre : « il a quand même trop de chance… », « ça va lui rabattre son caquet… »,«c’est bien fait pour lui »…devraient nous interroger sur  la réalité de notre amour  du prochain et sur…notre jalousie !

    En conclusion, soumettons-nous vraiment à l’Esprit Saint !

     

    Michel  ANDRE  diacre