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BRELEVENEZ - LANNION

  • VINGT  CINQUIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE (23 Septembre 2018)

     

    Marc 9, 30-37 avec Sag 2, 12-20  et Jc 4, 1-10

           Jésus s’attaque à la racine de la vanité dans les relations humaines !

    Fil conducteur :

    La Parole de ce dimanche nous démontre le danger de la vanité et les maux qu'elle peut engendrer (cf Jc 3). Jésus ne se contente pas de dénoncer ce fléau dans les relations humaines, mais il en indique l’origine et nous montre la voie à suivre pour nous en débarrasser : prise de conscience et acceptation d'un véritable accompagnement psycho-spirituel chrétien!

     

     Principaux points:

    1. Comme nous parait ridicule la prétention des disciples à être le plus grand! Nous admirons la façon ferme et charitable qu’a Jésus de les remettre à leur place. En effet, ils sont sur cette planète qu’est la vanité,  alors que Jésus est sur celle du « service »!
    2. Il nous faut d’abord prendre conscience de ce qu’il peut y avoir de « vaniteux » dans notre comportement. Notre vanité à nous, c’est, par exemple :
      • pour les hommes, de se croire les chefs incontestables dans le couple, la famille…et ailleurs. C’est, par conséquent, d’avoir raison, a priori, souvent sans même devoir en discuter !
      • pour les femmes, c’est de penser détenir la totale compétence du cœur, face à ces hommes « dépourvus de subtilité, de délicatesse  et incapables de découvrir toutes les qualités et vertus de leur femme !
      • pour les jeunes, c’est d’avoir la prétention de tout comprendre et connaître, sans le recours à l’expérience de ces « vieux » ringards que sont les « anciens » !
    3. Beaucoup d’illusion, donc, dans cette attitude vaniteuse des uns et des autres, dont nous n’avons même pas toujours conscience, malgré toutes nos bonnes dispositions. Et si, d’aventure, nous réalisons le ridicule de cette vanité, nous sombrons dans la honte, comme les disciples. Une honte muette (verset 34 de Mc 9), qui explique peut-être la difficulté de dialoguer en profondeur avec nos proches !
    4. Jésus, pour combattre la vanité,  nous propose l’exemple d’un enfant. Mais ce qu’il nous faut imiter chez les enfants ce n’est  pas  une innocence illusoire, puisqu’ils sont, eux aussi, vaniteux, durs avec les autres enfants et même parfois carrément méchants ! Par contre, il nous faut imiter ce qu’ils ont de formidable,  un capital de confiance que les adultes ont trop souvent perdu peu à peu. Cela est bien illustré par l’observation suivante : si l’on présente du lait à un petit chevreau nourri hors de sa mère, il ne le prendra pas avant de l’avoir bien flairé. Si l’on donne un biberon à un petit d’homme, il le prendra directement, en toute confiance, quitte à se brûler si c’est trop chaud ! C’est donc cette confiance du petit d'homme, que Jésus veut proposer aux disciples, pour écarter la vanité, laquelle vient tout simplement d’un manque de confiance de l’homme en lui-même, dans les autres et en Dieu !
    5. A l’origine de ce manque de confiance, il y a, chez tous les humains, notre fameux sentiment de « non-amabilité », appelé encore sentiment « d’indignité/culpabilité », venant de l’insatisfaction du besoin /désir de chacun d’être aimé et d’aimer sans mesure, car créé à l’image de Dieu. En conséquence, pour se persuader soi-même et persuader les autres que l’on est quand même aimable, on camoufle ce sentiment inconscient d’indignité derrière une présentation vaniteuse de notre personne. Mais, en fin de compte, cela ne trompe ni Dieu, ni les autres ni nous-mêmes et c’est la source de bien des difficultés relationnelles !Le sentiment d’infériorité, de non amabilité, n’est qu’un mensonge de l’Ennemi, pour nous cacher que, au regard de Dieu, nous sommes chacun une Merveille, même malgré toutes nos « faiblesses ». Il est donc injuste que l’on nous rabaisse. Contre cette injustice…des hommes, seule peut nous sauver la véritable justice, celle de Dieu, qui n’est autre que ce PARDON que Dieu pratique à notre égard ( Mt 5, 20).

    Mais pour y arriver, il nous faut  chercher l’aide compétente pour pratiquer jusqu’au bout ce pardon et liquider, à la fois, cet encombrant et détestable sentiment d’indignité…et notre vanité!

    Cela s’appelle l’accompagnement psycho spirituel chrétien ! C’est pour nous tous, dés maintenant, si nous le voulons !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com

     

    NB .On peut trouver les développements concernant la question du sentiment d’infériorité dans le tome 1 de la série « Réponses chrétiennes à quelques questions » par Michel ANDRE ISBN : 978-3-8416-9824-7).                                                            

     

     

  • VINGT  QUATRIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE B (16 Septembre 2018)

                     

    Is 50, 5-9   Ps114  Jc 2, 14-18 Marc 8, 27-35 

    Identité de Jésus. Croyance ou Foi en lui ? Et conséquence pour  ma vie.

     

    Fil conducteur :

    La connaissance de la véritable identité de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, envoyé par le Père pour nous sauver, est-t-elle à la base de notre FOI ou n’est-t-elle encore qu’une simple croyance sans implication concrète dans notre vie, dans notre comportement ? Nous pensons facilement, à tort, comme Pierre, avoir tout saisi de l’identité de Jésus ! C’est loin d’être évident !                                                                          

    Principaux points :

    1. La question de l’identité de Jésus, n’a pas fini de susciter beaucoup de confusion et contestation, justement parce que, de la réponse donnée, dépend l’orientation de la vie de chacun et celle de toute l’humanité ! La convergence des évangiles synoptiques, sur l’identité de Jésus nous affirme qu’il est, « fils de l’homme », à la fois homme et Dieu, Fils du Dieu vivant ! La suite du récit, dans Marc, nous montre que Pierre n’avait pas compris toute la portée de la « déclaration » que lui avait « soufflée » l’Esprit et qu’il a transmise sans en réaliser toute l’importance.
    2. Jésus confirme alors à ses apôtres qu’il est le Messie. Il leur explique comment, pour sauver l’humanité, il devra affronter de terribles épreuves … que seul son Amour infini lui permettra de surmonter.
    3. Il invite ses disciples et tous les hommes de bonne volonté à lui faire confiance dans la Foi, au point de le suivre sur ce chemin du Salut. Pour cela, il faut qu’un amour véritable et concret habite le cœur et la vie de chacun, ce qui nécessite une véritable conversion.
    4. Manifestement, les disciples ne comprenaient pas encore tout ce message et ne voyaient pas la réalisation concrète, dans leur vie, de cette Bonne Nouvelle. Or, quand on n’a pas compris une nouvelle…il vaut mieux s’abstenir d’en parler (contrairement à ce que nous aimons faire !). Donc Jésus leur demande de n’en rien dire pour le moment !
    5. Au cours de cet épisode, Jésus va apporter une pleine lumière non seulement, comme on l’a vu, sur sa personne, mais aussi sur la foi: il va d’abord laisser s’exprimer toutes ces « croyances » des hommes, plus ou moins farfelues car venant de la raison humaine (selon les uns, tu es….), pour en souligner la différence avec LA  FOI.
    6. La Foi est grâce de Dieu touchant un esprit humain réceptif, c'est-à-dire faisant confiance à Dieu qui le visite. Ce n’est donc nullement le seul résultat d’une réflexion, d’un raisonnement. C’est la certitude que Dieu est Amour, emplissant le cœur de l’homme, c'est-à-dire son esprit. C’est ce qui est littéralement « tombé » sur Pierre …malgré toute son ignorance, malgré toutes les limites de son « intelligence » telle que l’entend le « monde », ( ce qui doit nous consoler de toutes nos limites en ce domaine et nous encourager dans l’espérance de cette grâce venant de Dieu!).
    7. Mais Jésus nous montre que la grâce de la foi exige de nous, en retour, une adhésion totale au Plan de Dieu sur chacun de nous et sur tous. Et c’est ce que Pierre n’avait pas encore compris. Sans doute a-t-il pensé : « j’ai la foi…merci Jésus, merci de l’avoir déclaré devant tous les copains et de m’avoir donné la primauté sur eux ! Maintenant, c’est à moi de décider de ce qui est bien pour ma vie et pour celle des autres ! » Et tout de suite il va mettre en pratique cette conviction erronée en se permettant de faire des remontrances à Jésus qui vient d’expliquer à tous le Plan de Dieu sur lui en tant que Messie, comportant souffrance, mort et résurrection. Et Pierre de barrer la route à ce Plan de Dieu et de mettre en avant le sien ! « Non, jamais cela ! ». Il a cru qu’il pouvait avoir la foi sans accueillir la pleine volonté de Dieu sur lui, en fixant lui-même et sans appel sa propre recette du Bonheur, comme nous quand nous prions le Seigneur tout en lui dictant ce qu’il doit faire pour nous….tout simplement parce que nous ne faisons pas vraiment confiance à son Plan à lui !
    8. Tout cela doit nous faire réfléchir ! D’abord, pour moi, qui est vraiment Jésus ? Suis-je dans une vague croyance par rapport à son humanité et sa divinité ? Si c’est le cas, et malgré de courageuses prises de position de « croyant », comme Pierre, je ferai sans doute de temps en temps des « remontrances » à Jésus quand ce qu’il me demande va à l’encontre de mon plan à moi !

        Ou bien ai-je ouvert mon cœur à la Foi véritable, celle qui met la concordance entre le Plan d’Amour, de Dieu et mon plan à moi ? Cette concordance de ma Foi et de ma vie concrète traduit mon choix d’aimer en premier le Seigneur, source de l’Amour, pour ensuite pouvoir aimer réellement mon prochain, autant que moi-même (cf Jc 2, 14-18) !

     

               Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

               BLOG    http://puzzlebondieu777.over-blog.com