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BRELEVENEZ - LANNION

  • DEUXIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE  C  20 1 2019

     

               Is 62, 1-5  Ps 95   1 Cor 12, 4-11  Jn 2, 1-11

     

     NOCES  A  CANA  Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

     

    FIL  DIRECTEUR

     Ce récit nous concerne directement: nous sommes les disciples de Jésus et la dernière phrase, qui résume tout le récit, déclare: " Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit…..Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui"!

     C'était un tournant pour eux, c'est aujourd'hui un tournant pour nous!

    L'adhésion des disciples à Jésus, au début, procédait sans doute plus de la croyance en sa Puissance sur esprits et maladies, que sur la Foi profonde en sa personne. Mais, à Cana, ils découvrent un Jésus attentif à la misère humaine, compréhensif pour notre faiblesse, capable même, pour nous soulager, d'avancer "son heure"! Désormais, la connaissance amoureuse profonde de Jésus dans la Foi, prend, chez ses disciples, le pas sur la crainte respectueuse et distante. Puisse-t-il en être de même pour nous! C’est en effet cette Foi qui va susciter l’Unité réelle des disciples chrétiens d’aujourd’hui que nous sommes tous… « afin que le monde croie » !

     

    Principaux points :

    1. Ce récit du mariage à Cana convient parfaitement à une juste compréhension de la prière d’intercession pour l’Unité des chrétiens et du rôle de Marie au niveau de l’intercession en général.
    2. De plus, les circonstances de cet événement ressemblent par bien des points à ce que nous vivons aujourd’hui ! C’est la survenue, pas vraiment prévue ni programmée, d’une situation de malheur dont on craint fort le dénouement éventuel. A Cana, en effet, c’était l’avenir même de ce couple qui était en jeu, avec menace d’éclatement de l’unité familiale. Cette affaire de manque de vin aurait suivi ce couple toute sa vie ! « Vous connaissez Untel ? vous savez bien, c’est celui qui a manqué de vin à ses noces et dont s’est gaussée toute la ville ! ». On peut deviner toute la méchanceté, la violence, qui vont se manifester à cette occasion : « je te l'avais bien dit, chuchote la belle-mère au beau père: tu es trop près de tes sous et tu veux toujours faire des économies, quand c'est pour les autres!….j'en sais quelque chose!" Bref, c’est la panique !
    3. Marie, elle, est attentive. Elle devine ! Non seulement elle remarque le défaut de vin, mais elle anticipe le drame qui risque d’arriver pour l’honneur des mariés. ! Elle voit ceux des invités qui, comme dans tout mariage, sont là pour critiquer ! Son rôle, elle le remplit avec beaucoup de tact. Elle est « lanceur d’alerte » ! Mais, plus encore, elle va réaliser un tournant dans sa relation avec Jésus, ainsi qu’avec nous en ce qui concerne son intercession en notre faveur. Le bref dialogue entre Marie et Jésus, quelques soient les variations dans sa traduction, montre clairement que, désormais, c’est Jésus qui juge de ce qu’il convient de faire, compte tenu de sa totale connaissance de toutes choses et de toutes situations. Par contre, il compte sur Marie pour nous amener à l’indispensable CONFIANCE que nous devons avoir en lui.
    4. Marie, qui a montré et montrera toujours sa totale confiance dans le Plan de Dieu, de l’Annonciation jusqu’à la crucifixion, a la mission de nous amener à ce même genre de confiance par son « faites tout ce qu’il vous dira » ! C’est une véritable révolution au niveau de l’intercession : Inutile, pour nous, de détailler dans notre prière tout le détail de nos souhaits et encore moins les points du Plan de Dieu que nous voudrions voir changer ! (quel toupet !). Par contre, nous devons solliciter l’aide de Marie pour faire confiance totale à Dieu à travers tout ce qu’il nous demande, en particulier quand cela nous parait « dingue » (en français académique), « foutan »,en créole, « foll » en breton ! Nous devons imiter les serviteurs qui ont rempli d’eau les jarres : on leur donne une tâche à accomplir, mais ils ne savent pas trop pourquoi! Ils charrient de l’eau encore et encore, alors qu’il n’y en a plus besoin (puisque les convives ont déjà fait leurs ablutions). C’est idiot, doivent-ils penser, comme nous, quand on ne comprend pas le pourquoi de ce qui nous est demandé! Mais justement, ce qui leur est demandé, comme à nous, c'est la persévérance dans la CONFIANCE!
    5. La prière pour l’Unité indispensable des chrétiens peut nous paraître aussi illusoire que celle que nous faisons pour l’avenir du mouvement des « gilets jaunes » ! Dans l’un et l’autre cas, on devine la tentative du Mal, qui nous trouble, de semer la discorde selon sa recette infaillible : verser d’abord un gros fond de méfiance systématique, casser du sucre (quelques morceaux) sur le dos de tout le monde, ajouter quelques cuillerées de « fake news »bien salées, une grosse pincée de jalousie, couvrir d’un nappage d’envies délirantes et servez très chaud ! Au lieu de cette tentation de démission, notre prière, par l’intercession de Marie, doit être une humble demande d’arriver à une CONFIANCE totale en Dieu, pour faire « tout ce qu’il nous dira ». Alors, le « miracle » de l’Unité", viendra, enfin, couronner notre prière confiante pour l’Unité indispensable des chrétiens.
    6. C'est cette Foi (croyance et confiance), qui a cimenté l'unité des premiers chrétiens. C'est cette Unité dans la FOI qui va convertir le monde à l'Amour!

     

    Michel  ANDRÉ, diacre   jeannemichel.andre@gmail.com

     

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  • DIMANCHE  APRES  ÉPIPHANIE  (BAPTÊME  DU  CHRIST) 13 /1/19

    Is 40,1-5. 9-11  Ps 103  Tt 2, 11-14 et 3,4-7  Lc 3, 15-16.21-22

     

    FIL  CONDUCTEUR C'est le même Jourdain, c'est la même eau, c'est Jean le baptiste qui officie….mais ce n'est pas le même baptême que vont recevoir:

    - les foules de juifs conscients du changement qu'ils ont à opérer dans leur vie et qui demandent, auprès de Jean, le pardon de leurs péchés…

    - et Jésus, qui  vient prendre sur ses épaules, pour les laver dans l'œuvre de la Rédemption, cette somme de péchés ainsi que tous les péchés passés des hommes et tous les péchés à venir, alors qu’il est, lui-même sans aucun péché. Par cette prise en charge de l'humanité entière, Jésus inaugure l'œuvre de salut qu'il achèvera à la croix.

     

    PRINCIPAUX  POINTS:

    1. Ce n'est pas non plus le même baptême que recevaient ces juifs des mains de Jean et le baptême que nous avons reçu chacun et qui a fait de nous des chrétiens. En effet, notre baptême nous remet sur le chemin du bonheur par l'amour, grâce au baptême de sang reçu par Jésus à la croix, grâce à son sacrifice accompli désormais, une fois pour toutes. Tout a déjà été accompli, par Jésus, de la part principale, indispensable, inimaginable, qu’il a eue dans l'œuvre du salut. Mais à chacun de nous est demandée, par le Seigneur, une participation, à accomplir nous aussi, dans l’œuvre du Salut !
    2. Lors de notre baptême (ou de la confirmation libre de celui-ci par nous, à l'age de raison), nous acceptons d’accomplir cette participation ! Comment ? En aimant Dieu, source de tout amour, et en aimant concrètement notre prochain! Et cette acceptation de participer est nécessaire pour le plein accomplissement du Plan de Bonheur de Dieu pour l’humanité. C’est dire combien notre responsabilité se trouve engagée puisque chacun de nous a sa part dans l’œuvre du Salut de tous ! Il y a donc une question de solidarité essentielle!
    3. C'est comme lors d’un passage de cyclone ou de tempête! Après celui-ci, chacun doit nettoyer sa cour, son jardin, par un effort personnel. Une fois ramassés tous ces débris végétaux qui nous encombrent, nous les mettons sur le bord du chemin et c'est alors le service communal de ramassage qui les fait disparaître.
    4. Si le travail de ramassage par chacun n'était pas fait, ce serait inutile que le Service communal passe : ce serait presque risible…! Et pourtant….c'est souvent ce qui se passe dans notre vie, non pas pour le "nettoyage de notre cour" mais pour celui de notre cœur. Du fait de notre négligence, ce nettoyage indispensable n'est pas fait et, du coup, l’œuvre, de salut du Christ en nous, devient inopérante.
    5. Après le cyclone de la révolte de l'humanité contre Dieu (que décrit la Bible dans l’histoire d'Adam et Ève), chacun doit faire son nettoyage personnel, enlever de sa vie, de son comportement, de son coeur, tous ces "encombrants" que nous y avons mis du fait de nos refus d'amour, c'est-à-dire de nos péchés. Et pour s'en débarrasser, le service de ramassage/nettoyage de l'Eglise du Christ est à notre disposition! Encore faut-il qu'on prenne la peine d'apporter tous ces "encombrants" au bon endroit, c'est-à-dire au sacrement de réconciliation et non pas d'en encombrer et pourrir la vie des autres avec tout cela! (Tout comme on voit certains, après le cyclone, déposer leur tas de végétaux devant le barreau du voisin, de l'autre côté de la rue!).
    6. Ne faisons pas l'erreur de négliger le "service de ramassage des péchés" existant dans l'Eglise sous la forme du sacrement de réconciliation. C'est dire l'importance, pour nous, de ce baptême du Christ qui nous montre la prise en charge, par amour, de tous nos péchés, par Jésus! Mais aussi l'importance, pour nous aussi, d'accepter, par amour, d'assumer notre part dans l'œuvre du salut en suivant concrètement ce même Jésus, et pas seulement en paroles et bonnes intentions, mais en actes d’amour envers notre « prochain » !

     

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

     

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