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BRELEVENEZ - LANNION - Page 4

  • Variante  homélie Rameaux  B 25 mars 2018

     

    Après ce récit de la passion de Jésus, il semble qu’il n’y ait rien à ajouter. Cependant, cet ensemble, cette succession de lumière et de ténèbres nous interpelle, comme un rappel de ce qu’est notre propre vie. Celle-ci n’est-t-elle pas avancées lumineuses vers l’Amour à la suite du Christ, mais entrecoupées de reculs, voir de chutes, au détriment de l’Amour, d’enthousiasme, mais aussi de déceptions. Bref , c’est l’alternance qui caractérise notre vie. Mais nous savons, désormais, par  la Foi, que l’aboutissement en sera, comme pour Jésus, la Résurrection, le Bonheur en plénitude dans l’Amour…si nous gardons cette confiance en Dieu qui fait de nous des justes. Cette confiance, nous la tenons de l’Amour que nous a manifesté Jésus en s’offrant au Père, lors de sa Passion, pour notre Salut, à travers cette succession de lumière et de ténèbres que nous venons d’entendre ! Mais chez le Christ, aucune trace de cette alternance difficile à vivre. Au contraire, une continuité dans l’Amour qui suscite chez nous, en retour, la confiance nous rendant capables, nous aussi, par Grâce de Dieu, d’offrir au Père notre vie, jointe à celle de Jésus, lors de chaque eucharistie.

    Ainsi pouvons nous vivre notre vie non comme une passion sans but, mais comme les prémices de la Résurrection et du triomphe définitif de l’Amour sur le Mal !

     

    Michel  ANDRE  diacre

     

  • DIMANCHE  DES  RAMEAUX  ET  DE  LA  PASSION  B (25 Mars 2018)

         

    Évangile de la procession d’entrée : Mc 11, 1-11

    Messe : Mc 14, 1-15 avec Ph 2, 6-11

     

    Alternance d’ombres et de lumières de la Passion du Christ…Cette alternance habite aussi notre vie, mais elle est éclairée, désormais, par la certitude de la RESURRECTION!

    Fil conducteur :

    Cette alternance d’ombres et de lumières de la passion et de la résurrection du Christ, culmine dans ce « triomphe » des rameaux et dans cette institution  de l’eucharistie, relatés dans les textes de ce dimanche.

    La convergence de ce faisceau d’événements vers le sacrifice salvateur du Christ n’a pu se faire et continuer encore aujourd’hui son rôle, que grâce à cette « mémoire » vivante, ce « mémorial », qu’est l’eucharistie !

     

    Principaux points :

    1. Nous célébrons, avec les « rameaux » un jour de lumière, en nous associant à la foule enthousiaste qui acclame Jésus. Va-t-il être enfin reconnu comme Messie Sauveur ? Hélas, nous connaissons la suite et comment, de cette foule, le vendredi suivant, sortiront les cris « à mort, crucifie-le ! » ou le silence complice de la peur !
    2. N’allons pas « jeter la pierre » à quiconque ! Comprenons bien que cette alternance équivoque, c’est bien celle de notre propre vie, avec ses mouvements vers Dieu, vers l’Amour et ses reculs, ses volte-face et revirements déplorables. La cause en est la « faiblesse » de notre mémoire. Avec quelle facilité nous « oublions » les bienfaits de Dieu, son amour manifesté jusque dans cette « passion » de Jésus. Nous oublions, aussi, parfois, notre vocation baptismale, conjugale, ou autre… !
    3. C’est pour cela que Jésus nous a donné cet autre moment de lumière, au cours de sa passion, ce mémorial qu'est l’eucharistie! « Faites ceci en mémoire de moi » ! Faites quoi ? Revivez le moment chaleureux d’un repas entre amis ? Non, l’eucharistie, c’est bien plus que cela : c’est, dans un premier temps, le jeudi saint, avant l’accomplissement du sacrifice salvateur de l’humanité sur la croix, conclu par le « tout est accompli ! » de Jésus, l’offrande de sa passion, de sa mort, de sa résurrection que fait Jésus, en bloc (la lumière et la ténèbre!).
    4. A cette offrande de lui-même, Jésus, lors du « lavement des pieds »(Jn 13), nous a demandé de nous associer, en déclarant : « ce que j’ai fait pour vous, faites le vous aussi »! C’est cette participation libre à l’offrande de Jésus (cf Paul dans la 2ème lecture), qui nous est demandée, avec insistance, lors de chaque eucharistie. C’est seulement cette union au Christ dans son offrande, qui nous permet ensuite l’union à son propre corps dans la communion!
    5. Faute de faire mémoire des bienfaits de Dieu lors de nos moments heureux de « lumière », nous risquons d’oublier les « rameaux » de notre vie concrète (conjugale, familiale, consacrée, ou autre…). Nous risquons alors de vivre cette vie, à certains moments, comme une « passion » douloureuse, voir une « agonie » et non comme une « résurrection ».  Ceci parce que faute d’en avoir fait mémoire grâce à l’eucharistie, les alternances d’ombre et de lumière de notre vie ne s’emboîtent plus harmonieusement comme le firent celles de la passion du Christ. Si, au contraire, nous participons vraiment, dans l’amour, à cette offrande du Christ, en nous offrant nous-mêmes au Père, avec Jésus présent, lors de l’eucharistie, alors, cette offrande, par la grâce de la Résurrection, unifie notre vie dans l’amour, malgré notre « alternance » !

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

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