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BRELEVENEZ - LANNION - Page 4

  • TRENTIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE  B (28 Octobre 2018)

         

    Mc 10, 46b-52 avec Jr 31, 7-9 Ps 125  He 5, 1-6

                                  La guérison de Bartimée…et la nôtre !

     

    Fil conducteur :

    Cette guérison de Bartimée est le modèle de la guérison que Jésus veut opérer pour tous, à commencer par chacun de nous, car c'est une guérison globale. Elle suppose notre entrée dans la "confiance de l'Amour" vis à vis de Dieu et débouche sur un changement libérateur, concret et total de notre vie!

     

    Principaux points :

    1. Le passage de Jésus à Jéricho, sur le chemin de Jérusalem, est entièrement consacré, par Marc, à cette guérison de Bartimée, pour en souligner l’importance. Jésus entre et sort de Jéricho comme s’il n’y était venu que pour rencontrer et guérir cet aveugle !
    2. Marc souligne le contraste entre l’indifférence, voir même l’hostilité  de cette foule vis à vis de la détresse de cet aveugle, de ce Bartimée qui la gêne avec ses cris …et l'attitude accueillante de Jésus qui, lui, perçoit tout de suite le signal qui lui est lancé…comme s’il l’attendait ! Nous aurions tort de blâmer cette foule, sachant combien il nous est difficile de tenir le juste milieu entre l’attention à ceux qui souffrent et l’efficacité ! Sans compter avec notre facilité pour passer de l’indifférence à cette compassion hypocrite par laquelle se « rattrapaient » ceux qui réprimandaient l’aveugle quelques instants avant !
    3. Mais l’important, pour nous, c’est de comprendre et d’imiter la relation qui liait déjà Bartimée à Jésus et s’exprimait par la façon de s’adresser à lui. Il l’appelle « Jésus », ce qui signifie « Dieu sauve » et « fils de David », terme qui désigne sans conteste le Messie. Voila un homme qui a d’emblée placé sa confiance en Jésus. Bien que n’ayant encore jamais vu Jésus, Bartimée a tout compris car, si ses yeux étaient fermés à la vue, son cœur, lui, attendait, non seulement de voir, mais de suivre ce Jésus dont il avait entendu parler! Il n’a pas seulement cru en la capacité de Jésus de lui rendre la vue, mais il a manifesté sa Foi par la confiance absolue qu’il a mise en lui et qui est la confiance même de l’amour. C’est cette Foi que Jésus reconnaît en Bartimée. « Va, ta foi t’a sauvé », lui dit-il en lui ouvrant non seulement les yeux, mais aussi la perspective d’une vie nouvelle…de disciple ! En effet, une guérison ne sera complète que si, après restitution de ses capacités physiques, la personne bénéficiaire s’oriente à plein vers l’amour. Dés lors, suivre Jésus, devenir son disciple, est la conséquence normale que Bartimée va réaliser dés qu’il recouvre la vue.
    4. Remarquons, une fois de plus, la promptitude avec laquelle Jésus exauce toute demande allant dans le sens de ce que Dieu désire pour notre Bien !Cette guérison/conversion globale doit être notre cas également, pour nous, qui souvent bénéficions d’une multitude d’améliorations concernant notre état physique, affectif, spirituel, parfois sans même nous en apercevoir ni en remercier Dieu ! Pour arriver à la « guérison globale », il nous faut accomplir, nous aussi, ce changement radical dans notre vie, qu’est l’ouverture véritable à l’amour envers Dieu et le prochain.

    NB Dans le passage de He, au verset 5, certaines traductions sont ambigües et laisseraient entendre que le Christ, en tant que grand prêtre, devrait offrir des sacrifices pour "ses propres péchés comme pour ceux du peuple" comme il est dit au verset 3. Non, le verset 5 est en rapport avec le 4 et porte sur le fait que le Christ  ne s'est pas attribué lui-même sa Mission.

    Michel  ANDRE, diacre   jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG    http://puzzlebondieu777.over-blog.com

  • VINGT  NEUVIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE (21 Octobre 2018)

     

    Mc 10, 35-45  avec Is 53, 10-11  et Hb 4, 14-16

    Journée de la Mission universelle

     

    A quelle sorte de religion nous appelle Jésus ?

     

    Fil conducteur :

     L’évangile de ce dimanche nous intrigue en nous montrant que ces deux apôtres de Jésus, Jacques et Jean, n’ont pas encore compris la Mission de Salut de Jésus, ni l’Amour infini pour les hommes que cela suppose de la part de Dieu. Tout le chemin qu’il leur reste à faire pour réaliser la formidable Bonne Nouvelle, ils le feront, certes, comme le leur annonce Jésus. En ce sens, c’est pour nous une source d’espérance, de penser que, nous aussi, comme eux,  nous pouvons passer d’une simple croyance en Dieu à la FOI véritable et libératrice !

     

    Principaux points :

    1. Quel contraste entre ce que vient d’annoncer Jésus à ses disciples, à savoir l’imminence de sa passion, de sa mort, de sa résurrection…et la préoccupation mesquine de gloriole des apôtres Jacques et Jean. La demande stupide de ces deux apôtres montre que leur relation à Dieu, c'est-à-dire leur « religion », a grand besoin d’évoluer.Bien sur, ils sont « croyants », en la puissance de Dieu, en Jésus comme Messie, mais sans attacher encore à ce terme son véritable sens. Ils n’ont pas compris l’amour infini que Dieu nous manifeste en la personne et en la mission de Jésus. Leur relation à Dieu est encore basée sur la vaine gloire, sur l’obtention d’avantages personnels et non sur l’amour : ils ne sont pas dans la FOI !
    2. Et nous, où en sommes-nous vraiment en matière de religion ? Pensons-nous, comme beaucoup de nos contemporains que « toutes les religions se valent » ?

    Cela voudrait dire que Dieu est vu de la même façon par tous les hommes. Ce n’est certainement pas le cas, outre le fait que certains ne croient même pas en Dieu.

    • Certains voient en Dieu essentiellement la Toute Puissance (que les chrétiens voient aussi !). Mais si, pour eux, cette Toute Puissance ne s’accompagne pas d’amour, alors la peur sera automatiquement au rendez-vous…et c’est bien ce qu’on constate (y compris chez certains chrétiens, malheureusement).
    • Pour d’autres « croyants », la Toute Puissance divine se répartit en une multitude de « divinités » aux contours assez flous, réparties, entre le Bien et le Mal. Dans la lutte entre ces « divinités » elles mêmes et l’issue incertaine qui en découle, l’aspiration à l’Amour et au Bonheur que tout homme porte en son cœur est insatisfaite !
    • Chez d’autres encore, la croyance en un Dieu dont la Toute Puissance solitaire, pour ne pas dire «envahissante», éclipse tout amour, nous savons combien elle risque d'entraîner l’intolérance et la haine !
      • Jésus, lui, est venu non seulement nous confirmer la Toute Puissance du Dieu unique, le Dieu d’Abraham et des patriarches, mais il nous révèle cet Amour infini, réunissant les trois personnes de la Trinité divine, dont nous bénéficions ! C’est vraiment la Bonne Nouvelle !
      • Cette salutaire Bonne Nouvelle, Jésus nous demande d’y adhérer :
    • en choisissant l’Amour comme sens à notre vie, à notre relation à Dieu et aux autres,
    • en « ouvrant notre porte » (Ap 3, 20) à Celui qui vient nous apporter la certitude de l’Amour de Dieu pour nous et qui veut demeurer en nous, pour notre joie…que, dés lors, rien ni personne ne pourra nous retirer !

    5) Bénéficiaires de la Bonne Nouvelle, à laquelle nous avons adhéré, nous sommes chargés de la communiquer aux autres hommes :

    • certes par le témoignage du bonheur que la FOI procure en notre vie dés maintenant,
    • mais aussi en expliquant le chemin qui y mène à ceux qui sont « en recherche ». Ainsi, à ceux qui nous disent désirer « la foi  mais  ne pas l’avoir », nous pouvons préciser que « pour ouvrir la porte de notre cœur à Jésus, il faut déjà avoir choisi « l’amour » et non l’indifférence ni, à plus forte raison la haine, vis-à-vis de tous ces « petits qui sont ses frères », comme il nous l’a dit (Mt 25, 40).

     

    6)  Quant à la place de cette « mission » dans notre vie concrète, elle occupe évidemment tous les aspects de notre vie, mais selon notre vocation propre. La « mission » n’est pas pour « les autres » ! Elle n’est pas, seulement,  pour ceux qui en seraient les « spécialistes », mais pour nous tous, les baptisés conscients de la grâce de notre baptême.

     

                    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail;com

     

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