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BRELEVENEZ - LANNION - Page 4

  • Propositions pour homélie 26ème Dimanche ord C 29/9 / 2019

    Am 6, 1a.4-7   Ps 145  1 Tm 6, 11-16  Lc 16, 19

    Le riche et le pauvre Lazare

    CONTRASTE  DANS  LA  RECHERCHE  DU  BONHEUR

     

    FIL  CONDUCTEUR :

    Contraste saisissant entre la situation du « riche » et  celle de Lazare durant leur vie et après leur sortie de ce monde. Avant comme après, tout les sépare. Il y a une opposition irréductible entre eux, alors qu’ils se côtoyaient dans la vie, à quelques mètres l’un de l’autre.

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Ce qui les sépare, c’est déjà l’aspect : La mine florissante de ce jouisseur, qui s’empiffre à longueur de journées, contrastant avec la maigreur du pauvre Lazare couvert de plaies et d’ulcères.
    2. Mais, plus profondément, ce qui les sépare, c’est ce qu’il y a au fond de leur cœur.  Ils sont en totale opposition dans le moyen d’obtenir le Bonheur, qu’ils recherchent l’un et l’autre, légitimement, comme tout le monde.
    3. Le « riche » n’a pas su trouver et pratiquer la voie pour le Bonheur que Dieu nous montre : l’amour! Il a fait taire en lui le besoin d’être aimé et d’aimer, il a fermé son cœur dans l’indifférence et rempli sa vie par ces produits de remplacement de l’amour que sont les convoitises. Il a sombré dans la débauche pour « s’étourdir ». Il n’a rien fait de mal, pense-t-il, vis-à-vis de Lazare : il l’a seulement ignoré. Il n’a pas su, en fait, regarder ni autour de lui ni en lui. D’ailleurs, les deux vont de paire : je ne saurai regarder les autres dans l’amour que si je me découvre moi-même, en profondeur, dans le regard de Dieu et dans une intimité avec Dieu. Il est donc dans l’erreur totale sur lui, sur les autres et sur Dieu. Il est à côté de la plaque, a perdu le chemin du bonheur.
    4. Il a forgé son propre malheur en s’entourant (pour « se protéger ») de ces fossés d’indifférence qui se retrouvent dans ce grand fossé qui le sépare ensuite de Dieu, d’Abraham et de Lazare !
    5. Lazare, lui, a gardé confiance et amour de Dieu dans ses épreuves. Il ne montre ni révolte ni haine pour l’indifférence du mauvais riche.
    6. Ce n’est pas Dieu qui « punit » le mauvais riche, mais le mauvais choix que lui-même a décidé pour sa vie, ce gaspillage qu’il en a fait, dans sa bêtise !Il lui faut alors retrouver la voie de l’Amour dans la souffrance d’une « purgation » douloureuse (qu’on appelle purgatoire) ! Il n’est pas en enfer, bien sur, puisqu’il a souci des «autres », qu’il sait menacés de cette indifférence coupable qu’il « paie » désormais. Dans sa souffrance, il se préoccupe du sort de ses frères !
    7. Aujourd’hui, c’est à nous que Dieu lance un appel solennel: «que fais –tu de ta vie, dans ta recherche du bonheur ? Prends-tu le temps de regarder en toi…avec le regard que moi, Dieu, je porte sur toi, pour y découvrir la force de mon appel à aimer? Comment regardes-tu les autres ? Pas tellement ceux qui sont loin et que tu ne connais pas, ce qui rend facile la compassion pour eux, mais ceux qui sont tout prés : déjà les voisins qui te bornent (est-ce que tu les ignores ou cherches tu à les connaître, dans la discrétion bien sur, est-ce que tu les supportes ou les exècres ?), et puis les membres de ta famille et surtout ton conjoint ? les regardes tu vraiment et de quelle façon ? Quelles  miettes de ta table leur laisses-tu ? as-tu mis sur ta porte « entrée interdite » ? (quand je dis, à ma femme dans la voiture : « tu as une tache sur ta robe ! » elle me rétorque : « tu vois bien que tu ne me regardes pas, car tu aurais dû me le dire avant de partir ! »). En bref, est-ce que j’ai vraiment découvert, comme le pauvre Lazare, cette « communion des saints » qui est l’opposé de l’indifférence !
    8. Dieu m’interpelle aussi sur mon « gaspillage »: est-ce que je ne cherche pas à combler mon manque d’amour par des convoitises, ces produits de remplacement inefficaces (comme l’a fait ce mauvais riche) ? Dans la parabole, on le voit regretter son erreur ! Que n’a-t-il pas changé plus tôt son attitude vis-à-vis de Dieu des autres et de lui-même : quand on voit que l’on est dans l’erreur, vite redressons la barre pendant qu’il en est encore temps !

     

    Michel  ANDRE diacre   jeannemichel.andre@gmail.com

     

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  • PROPOSITIONS  POUR  HOMÉLIE  25ème Dimanche C 22 septembre 2019      

    Am 8, 4-7  Ps112  1 Tm2, 1-8  Lc 16, 1-13 (brève 10-13)

     

    RÉACTION ET  NON  DÉMISSION ! SOUMISSION  A  DIEU  ET  NON  A  L’ARGENT

                      

                                

     

     

    FIL  CONDUCTEUR :

    En nous proposant cette parabole du gérant malhonnête mais astucieux et réactif, Jésus nous incite d'abord à réagir devant les événements, quels qu'ils soient et à ne pas nous laisser aller au désespoir. Pas question d'invoquer le fameux "c'était écrit!" pour ne rien faire! La bonne réaction est de mobiliser notre énergie, notre intelligence, notre courage afin de trouver une solution à la fois efficace et conforme au Plan de Dieu. Ainsi pourrons-nous, dans une confiance inébranlable en Dieu et libres par rapport à l’Argent trompeur, traverser les situations parfois périlleuses pour notre sécurité, mais aussi pour notre salut !

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Jésus ne fait nullement l'éloge du vol ou de la "magouille", mais celle de l'énergie et de l'astuce du gérant. Il déplore notre trop facile démission face aux épreuves qui se dressent devant nous! Il ne veut pas que nous soyons comme le petit oiseau fasciné devant le serpent. Il nous incite à réagir, à la fois intelligemment et honnêtement!
    2.  Jésus nous demande de prévoir les ennuis avant qu'ils n'arrivent. C'est une incitation à réfléchir avant d'agir. Et si les événements prennent une tournure imprévue, il nous faut rechercher de nouvelles solutions, efficaces et conformes à sa Loi d'Amour et non à celle du "Monde" (la loi de la jungle)! Soyons conscients  que ce "Monde" est dominé par l'Argent et cherche à nous piéger!
    3. Pour suivre Jésus de cette façon, il nous faut choisir en qui placer réellement notre confiance! Est-ce dans les autres? Avouons que, vis-à-vis des autres, notre méfiance l'emporte souvent sur la confiance et parfois non sans raison. Aussi, quand il s'agit d' acheter une nouvelle voiture (selon l’inspiration de Monsieur ! ), acheter une nouvelle robe ( car, dit Madame, "je n'ai plus rien à me mettre"), choisir une école, prendre conseil pour une question d’informatique, de finance, de logement…etc, on se méfie! En tous cas, un bon discernement est est encore plus nécessaire, par exemple, pour se marier, fonder une famille  dans un véritable amour?  A côté d’un excès de méfiance, on voit certains, au contraire, prendre leur décision à pile ou face!
    4. S'il n'est donc pas facile de faire confiance aux autres, on constate que beaucoup, même parmi les chrétiens manquent d’une confiance réelle, absolue, en Dieu! En nous donnant la vie, la liberté d'orienter notre vie et celle de prendre des décisions, Dieu nous fait une confiance démesurée…alors même qu'il connaît nos faiblesses. La vraie bonne question est donc: en retour, est-ce que moi je fais confiance à Dieu pour les choix à faire dans ma vie? Et, si c'est le cas, est-ce que ma confiance va jusqu'à résister à la première épreuve à laquelle Dieu va peut-être me soumettre pour éprouver ma confiance ?
    5. Avouons que, plus souvent, c'est en nous- mêmes plutôt qu'en Dieu que nous plaçons notre confiance pour décider de ce qui va nous apporter le bonheur!

     

    1.  Est-ce que, tout en proclamant que je choisis Dieu « comme maître », je ne multiplie pas excessivement, les « assurances » (pour ne pas dire les garanties), que m’offre le monde contre tout ce qui pourrait m’arriver de facheux (on ne sait jamais !). Même si l'Argent n’est pas vraiment « notre maître, puisque nous sommes disciples du Christ, nous restons facilement préoccupés, aussi, par la crainte de "manquer". Quoi de plus tentant, dans ce cas, que de chercher la présence d'un "matelas" de billets à portée de main ou d'un compte bien fourni à la banque, voir d’une cassette de pièces d’or, si on en a les moyens?
    2. Mais Jésus, Lui, nous incite à user de notre imagination et de notre astuce pour faire du Bien autour de nous et non pour acquérir des soi disant "sécurités", bien illusoires si elles correspondent, de notre part, à un manque de confiance en Dieu!

    N'oublions jamais que nous ne sommes pas les propriétaires mais seulement  les gérants de ces "biens" de toute nature, dont l'argent, que Dieu nous a confiés pour les gérer comme les talents de la parabole (Mt 25, 14-30), en vue du Bien pour tous!

     

    Michel ANDRÉ, diacre 

    jeannemichel.andre@gmail.com  BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com