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BRELEVENEZ - LANNION - Page 3

  • 18ème Dimanche ord A 2 juillet 2020

               

               Is 55,1-3,  Ps 144  Rm 8, 35-39  Mt 14, 13-21

     

                     LA  MULTIPLICATION  DES  PAINS

                        PUISSANCE  ET  COMPASSION

     

    Fil conducteur : Le miracle atteste la Puissance du Christ, vrai homme et vrai Dieu et c’est cela qui occupe le devant de la scène. Mais ce qui est le plus important est certainement la révélation de toute  la compassion  découlant de son Amour infini pour l’humanité toute entière. Dans cette scène de la « multiplication des pains apparaît la compassion de Jésus. La misère physique et spirituelle de cette foule qui entoure Jésus est si grande que Jésus va renoncer à ce temps de solitude et de prière qui lui est nécessaire d’habitude pour « tenir le coup » et qu’il escomptait en débarquant dans ce lieu désert !

    Nous qui rouspétons facilement quand on nous dérange, nous admirons la disponibilité de Jésus, mise à l’épreuve par cette foule qui le « dévore ».

     

    Pincipaux points :

    1. Que faire ? Le problème semble insoluble ! Certes, la foule va voir assouvie par Jésus sa soif d’encouragement, d’enseignement, de vraie découverte de Dieu. Mais son épuisement, sa faim, risquent de la faire défaillir d’inanition. Les apôtres sont bien conscients du problème. Ils font une rapide analyse des moyens d’action ou plutôt une constatation du manque de ces moyens !
    2. D’où la conclusion, pour eux, qu’il vaut mieux se débarrasser de ce problème gênant en « renvoyant » cette foule, comme si elle avait quelque chance de trouver à manger dans ce désert ! Il y a là une attitude paresseuse et ambigüe que Jésus va dénoncer en leur enjoignant de leur donner eux-mêmes à manger !
    3. Cela doit nous faire réfléchir à toutes les circonstances dans lesquelles, nous aussi nous affirmons qu’un problème est insoluble et que nous ne pouvons rien faire !
    4. La suite des événements va montrer que cette affirmation ne tient pas devant Dieu et qu’elle est tout simplement l’expression d’un manque de réelle compassion et….d’un manque de foi ! Jésus commence par montrer que, dans toute solution il y a déjà la part de l’homme. Ici, ce seront ces 5 pains et 2 poissons que ce pauvre petit marchand ambulant va donner, sans doute au grand dommage de sa propre subsistance. Ce sera aussi l’expression de leur confiance en Jésus dont devront faire preuve les apôtres en organisant la distribution…c'est-à-dire en faisant comme les serviteurs à Cana après avoir entendu, dans la confiance, le célèbre « faites tout ce qu’il vous dira » de Marie.
    5. Les conditions sont alors remplies pour que puisse avoir lieu le miracle, la part de Dieu !
    6. Soyons clairs, ce qui nous est demandé devant nos « problèmes insolubles » de tous les jours ou presque, c’est la confiance que Dieu fera, à notre demande (prière en confiance) ce qu’il juge le meilleur pour nous faire grandir en Amour, y compris à travers l’épreuve difficile, et par des moyens totalement imprévus par notre imagination et peut-être même surprenants. Cela, même si, tels que les apôtres, devant le problème « insoluble », nous avons fait preuve d’une « compassion » plus proche de la fuite de nos responsabilités que de l’Amour envers le prochain et de la réelle confiance en Dieu !
    7. A partir de l’enseignement que nous trouvons dans les « noces de Cana », nous pouvons aussi comprendre que l’intercession, que nous sollicitons de notre Mère Marie, c’est pour nous faire avoir une confiance inébranlable en l’Amour de Dieu à notre égard! Pour la façon dont Dieu va ensuite résoudre nos « problèmes insolubles », il nous faut simplement l’accueillir, quelle qu’elle soit, dans une prière…confiante ! Rien que cela, avouons-le, c’est peut-être déjà miraculeux !

     

    Michel  ANDRE, diacre

    Jeannemichel.andre@gmail.com

    Blog  http://puzzlebondieu777.over-blog.com

  • PROPOSITION  POUR  HOMÉLIE  17ème DIM ORD  A  26 7 2020

                            Mt 13, 44-52 avec 1 Rois 3, 5.7-12 et Rm 8, 28-30

     

                    QUEL TRÉSOR  CHOISIR  ET COMMENT  L’OBTENIR ?

     

    FIL  CONDUCTEUR :

    S'il est question de deux trésors dans cette parabole, ce ne sont, en réalité, que deux modalités d'accès au véritable TRÉSOR, bien plus enviable, à savoir le BONHEUR EN  PLENITUDE. C'est cela le point ultime des efforts que l'homme doit faire normalement tout au long de sa vie!

    Mais, tout compte fait, c'est Dieu qui détient l'accès à ce Trésor suprême :

    -soit directement, comme dans le cas où il fait découvrir "par hasard" le trésor dans le champ ,

    -soit indirectement, comme dans le cas de la perle précieuse qu'il permet de découvrir à celui qui la cherche avec ardeur! On voit bien que, dans cette affaire, Dieu a la première part !

     Ensuite, c'est encore Dieu qui va montrer à chacun de nous que la recherche du parfait BONHEUR va au-delà de la satisfaction de notre désir immédiat et qu'elle exige, de notre part, le choix formel…de l'AMOUR. C'est là, en effet la part à accomplir par l'homme, en imitation de celle que Dieu accomplit de son côté. Car c'est, en effet, notre Père céleste qui nous a donné son Fils pour nous ramener, par le Salut, sur le chemin du BONHEUR en plénitude…et cela par l'AMOUR!

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

     

    1. En offrant ce choix de l’Amour à la liberté de tous, Dieu nous montre qu’il attend que chacun participe à l’obtention de son propre BONHEUR (par l’Amour).

             C’est très clair dans la parabole où l’homme re-cache le trésor, non comme celui qui enfouit, par méfiance, le talent qui lui a été confié, mais pour se consacrer avec confiance, à sa part de travail pour acquérir le champ où se trouve ce qui est précieux. De même, l’homme à la perle met toute son énergie pour détecter et acheter la super perle en sacrifiant tout le reste. Pareillement, nous avons à nous dépenser sans compter pour obtenir le Trésor suprême, en négligeant ce qui ne va pas dans le sens de l'AMOUR: ce n’est pas une mince affaire, mais le BONHEUR est à ce prix, au prix de notre Amour envers Dieu, envers le prochain et envers nous-même! Il nous faut choisir l'Amour et rejeter tout ce qui s'y oppose.

    1. Pratiquer l'Amour envers Dieu, ce n'est pas se contenter de crier "Seigneur, Seigneur" ou dire que l'on est…"croyant mais pas pratiquant", comme si on pouvait se contenter de dire "je t'aime" sans pratiquer ce qui va avec!
    2. Pratiquer l'Amour envers le prochain se réalise par le don à celui-ci, jusqu’au sacrifice si besoin, de ce qui est nécessaire pour son vrai Bonheur et par notre acceptation d'avoir besoin de lui pour notre propre Bonheur.C’est l’acceptation, difficile, d’une interdépendance ( d’amour et non d’esclave).Cela nécessite le rejet de toute indépendance égoïste et d’emprise.
    3. M'aimer moi-même, c'est accepter d'être en vérité vis-à-vis de moi, de Dieu et des autres, dans une vraie "position de vie". C'est-à-dire, reconnaître que je suis "merveille" de Dieu et par Dieu et néanmoins rempli de faiblesses allant parfois jusqu'à ce refus d'Amour qu'est le péché!

     

    Soyons chacun ce scribe disciple du Royaume  à l’affut de tout ce qui nous construit en Amour, que ce soit ce qui est « ancien, déjà connu » du trésor de la Parole et des sacrements, confié à l’Eglise, ou que ce soient les nouveautés de l’Esprit qui sans cesse nous parle, à travers l'Eglise, ou directement…si nous l’écoutons !

     

    Michel  ANDRE, diacre     jeannemichel.andre@gmail.com

     

    BLOG      http://puzzlebondieu777.over-blog.com