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BRELEVENEZ - LANNION - Page 5

  • VINGT  HUITIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE (14 Octobre 2018)

     

    Marc 10, 17-28 avec Sg 7, 7-11 et Hb 4, 12-13

    Les obstacles que sont nos richesses

     

    Fil conducteur :

    Le But de notre vie, c'est d'obtenir le BONHEUR pour lequel Dieu nous a créés. Mais les moyens que nous employons sont plutôt, en fait, des obstacles, dont nous n'avons même pas conscience! Notre attachement aux richesses nous détourne de la Sagesse indispensable pour arriver au Bonheur !

     Principaux points :

    1. Comprenons bien, d’abord, que, à travers ce jeune homme riche, c’est nous qui sommes concernés. Si nous n’éprouvons pas la même stupéfaction que les disciples après les paroles de Jésus, c’est que nous sommes en pleine illusion sur nous-mêmes, car nous sommes tous des « riches »! Nous ne nous rendons pas compte de ce que nous avons, voyant ce que nous n’avons pas et qu’ont les autres! C’est ainsi qu’un propriétaire de 20 000 hectares réclamait le « partage des terres » en calculant qu’ainsi il reviendrait à chacun 5000 hectares qui, s’ajoutant à ce qu’il avait, en ferait pour lui 25 000 !
    2. Qu’est-ce qu’un riche ? C’est celui qui, pour obtenir le BONHEUR, va amasser tout ce qu’il peut en employant tous les moyens qu’il peut (y compris honnêtes), mais en suivant son propre jugement, tout seul, sans tenir compte, en fait, de ce que Dieu nous indique comme indispensable !
    3. Pourquoi agit-t-il ainsi ? Parce qu’il n’a confiance qu’en lui et non en Dieu ! Parfois, toutes les mesures qu’il a prises contre l’adversité lui ont permis d’acquérir ce qu’il estime le prémunir contre les aléas du sort. Il se croit à l’abri du malheur et cela le renforce dans sa conviction qu’il a pris le bon moyen  pour être heureux. Parfois, au contraire, ses efforts restent vains. On le considère comme pauvre, mais il est « riche » dans son cœur et en même temps dépourvu des moyens qu’il désire!
    4. Quels sont ces moyens soi disant infaillibles pour « être heureux », que véhicule « le monde »?
    • L’argent en premier, qui permet beaucoup de choses, qui ouvre bien des portes, satisfait bien des désirs, bons ou mauvais
    • Mais aussi la défense à tous prix de ce qu’on prétend être « nos droits », imaginés par nous mais ne figurant pas forcément dans ce que dit la Parole de Dieu. On se bat « bec et ongles » pour ces faux droits, si besoin contre les droits légitimes des autres !
    • La puissance, le pouvoir par rapport aux autres et sur les autres, permettant de les asservir à nos intérêts et nous assurant une image vénérée, respectée ou crainte par les autres, y compris nos proches, comme cela se voit dans trop de couples, familles ou structures de la société.

    Pour résumer, on peut dire que « l’esprit de richesse », c’est la construction en nous, par nous, d’un plan, d’un projet de vie concurrent de celui que Dieu nous indique pour gagner le Bonheur et dans lequel l’Amour véritable n’a pas la place que Dieu préconise ! Par contre, nous nous encombrons alors de toutes les fausses valeurs qu’on vient de voir, comme les chameaux qui, encombrés de charges ne pouvaient plus, alors, passer par la fameuse petite porte « de l’aiguillé » à Jérusalem ! Au passage, remarquons que, pour le verset 18 de Marc 10, la bonne traduction est « pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon pour entrer dans le Royaume"?…("tu devrais le savoir "!) .

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com

  • VINGT  SEPTIÈME  DIMANCHE  ORDINAIRE ( 7 octobre 2018)

     

     

    Marc 10, 2-16 avec Gn 2, 18-24  Ps 127  He 2, 9-11

    Affrontement sur le mariage

     

    Fil conducteur : Il y aura toujours affrontement entre le Plan de Dieu sur la sexualité de l'homme, destinée à le faire progresser en Amour… et  l'égoïsme humain dont le but est tout autre. Pour autant, il ne faut pas confondre la Loi d'Amour intangible, définie par le Christ dans le cadre du salut de l'humanité et les règlements nécessairement modifiables de son application concrète.

     

    Principaux points :

    1. L’enjeu est de taille : l’homme va-t-il entrer dans le projet de Dieu d’utiliser la sexualité comme instrument d’Amour en vue du Bonheur, ou détourner la sexualité de son but pour obtenir son bonheur par lui-même, en dehors de l’Amour, en dehors de Dieu ? Depuis le début de l’humanité, cela n’a pas changé : il y a un affrontement entre ces deux visions de la sexualité et du Bonheur. Pas étonnant que les ennemis de Jésus essaient de le coincer sur ce sujet et qu’aujourd’hui, l’Eglise soit attaquée à son tour à ce propos. Tout en maintenant, elle aussi, la position ferme de Jésus sur la Loi d’Amour, elle ne doit, pas plus que lui, se laisser piéger à propos de règlements !
    2. Jésus fait bien la distinction entre la Loi d’Amour régissant la sexualité et les applications adaptées aux circonstances, que sont les règlements. Ainsi, l’adaptation du règlement de Moïse sur le certificat de divorce, en fonction de la dureté de cœur des juifs de son temps avait pour but la protection de la femme répudiée. Mais cela ne modifie en rien l’exigence de la fidélité !
    3. La fidélité est en effet la conséquence indispensable, inéluctable de l’amour conjugal et son « indicateur » ! Jésus rappelle que le couple humain a été formé par Dieu dans un but dépassant totalement celui des animaux sexués (Mc 10, 5-8). Certes, la Bible emploie, pour le dire, un langage poétique et imagé (Gn 2, 18-24), mais le fait que ce « don » de la femme à l’homme ait lieu au cours d’un mystérieux sommeil s’emparant de l’homme, montre que c’est Dieu qui agit …et non le vouloir de l’homme (comme avec Abraham, Jacob). C’est donc bien Dieu et non l’homme, qui fixe au couple humain sa finalité dans laquelle l’Amour et la fidélité concomitante ont un rôle de choix, en vue du Bonheur.
    4. Le but de l’union de l’homme et de la femme a donc bien été précisé par Jésus. C’est dans le plan de Dieu et ne peut donc changer. Le problème de l’admission,  aux sacrements, des divorcés contractant un nouveau mariage est une toute autre question, en grande partie d’ordre réglementaire et pouvant donc évoluer, comme le règlement sur le certificat de répudiation dont on vient de parler.
    5. Sur cette question, en tous cas, c’est l’amour qui doit avoir toujours le dernier mot, comme Jésus vient de nous le montrer…et non le règlement s’il devient inadapté, voir même opposé à l’amour ! C’est la façon d’arriver au Bonheur par l’Amour, dans le Plan de Dieu, que nous devons suivre et non celle, illusoire, de l’égoïsme du plan des hommes. Ainsi en est-t-il pour toutes les questions éthiques, comme aujourd’hui la PMA et demain la GPA !

     

    Michel ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

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