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BRELEVENEZ - LANNION - Page 2

  • DIMANCHE  DE  LA  MISÉRICORDE -  DEUXIÈME  DIMANCHE  DU  TEMPS  PASCAL (8 Avril 2018)

     

    Évangile Jn 20, 19-31 avec Ac 4, 32-35 Ps 117 et 1 Jn 5, 1-6

    MISÉRICORDE  DE  QUI  ET  POUR  QUI ?

     

    Fil conducteur :

    C’est, bien sur, la Miséricorde de Dieu pour nous qui nous permet d’être, à notre tour, dans la Miséricorde et dans le Bonheur même de Dieu ! En effet, du côté de Dieu, pas de problème : sa miséricorde est là, toujours prête ! Patiemment elle attend le moment où, les yeux enfin ouverts sur l’Amour infini de Dieu à notre égard, nous renoncerons à  toujours nous présenter comme victimes, exigeant dommages et intérêts de la part des autres et de Dieu ! Et pourquoi donc ? Tout simplement parce que nous avons cherché le Bonheur là où il n’était pas, dans l’auto satisfaction et non dans l’Amour ! Et, de ce fait, par notre faute, nous avons récolté déception, déconvenue…en découvrant que c’est en Dieu, et non en nous qu’est la source de l’Amour et du Bonheur en plénitude ! Quelle douloureuse mais immense joie nous donne alors le REPENTIR ! Les conséquences malheureuses de notre erreur sont débordées par la joie intense de découvrir l’immensité de l’Amour de Dieu pour nous, exprimée dans sa Miséricorde !

     

    Principaux points :

    1. Fêter la « Miséricorde », c’est entrer, à notre tour, dans ce mouvement d’amour de la Miséricorde qu’est l’histoire de Thomas ! Quel contraste entre la joie débordante des disciples après la visite de Jésus, au soir de la résurrection et la réaction de Thomas quand il les retrouve ! Leur joie, il ne peut la partager. Non par ce qu’il doute de ce qu’ils lui racontent et qu’il sait être vrai (il n’est pas bête et connaît suffisamment ses copains pour savoir ce qu’il en est de leurs affirmations). Oui, il croit que Jésus est ressuscité, qu’il est venu, mais il est terriblement déçu dans son attente vis-à-vis de Jésus : « m’aime-t-il vraiment ? ».
    2. Comment est-t-il possible que Jésus soit venu quand lui, Thomas, n’était pas là ? Lui, le pauvre Thomas, avait tellement souffert, dans ces terribles moments de la Passion, de ce que Jésus avait subi. Ce n’est pas juste que Jésus ait pu ignorer cela au point de venir quand lui, Thomas, était absent. C’était inconcevable qu’il soit ainsi mis de côté sans raison!
    3. Et voila le doute: puis-je croire…que Dieu m’aime vraiment ? S’il m’aimait, il ne m’aurait pas « fait ça » ! Je refuse de croire à son amour ! Affirmation que nous entendons autour de nous…et peut-être même en nous, à l’occasion, tout en déclarant qu’on aimerait avoir « la chance de croire ». Thomas croit, en la résurrection de Jésus, mais il n’a pas la Foi, c'est-à-dire la confiance qu’il est aimé de Dieu et peut donc s’abandonner à cet Amour.
    4. Dans cette situation de désespoir, Thomas s’enfonce encore plus en se complaisant dans le rôle de victime  boudeuse et revendicative (mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?). C’est le « laissez-moi tranquille » que nous savons si bien jeter au visage des consolateurs qui veulent nous réconforter. Pire : puisque Jésus ne tient pas compte de moi, je vais le provoquer en le défiant de me montrer ses plaies (Ah ah, très drôle n’est-ce pas, la balle est dans ton camp Jésus !).
    5. Ne jetons pas la pierre à Thomas ! Reconnaissons plutôt combien nous lui ressemblons quand nous sommes blessés et révoltés devant l’indifférence (réelle ou supposée) de ceux dont nous attendons « en vain » l’amour. Combien de fois nous refusons de voir qu’en réalité on nous aime (que ce soit Dieu…ou les autres), préférant nous complaire dans le rôle de pauvre victime (et néanmoins agressive). Pour excuser nos « tiédeurs », nous réclamons parfois à Dieu la grâce de croire …alors que ce qui nous bloque, c’est, comme pour Thomas, ce rôle de « pauvre victime » que nous savons si bien jouer !
    6. Comme ces huit jours passés ensuite dans cette révolte ont dû être horribles pour Thomas….comme pour nous quand nous refusons obstinément d’ouvrir notre cœur à la miséricorde de Dieu….et des autres, quand nous refusons de faire ce premier pas qui sauve ! Le premier pas, c’est la Miséricorde de Jésus qui va le faire pour Thomas, en revenant exprès pour lui, pour qu’il retrouve sa confiance et parvienne ainsi à la foi. Comme Thomas, laissons nous envahir par la Miséricorde de Dieu, entrons dans la « douloureuse joie du repentir »…laissons nous consoler pour consoler à notre tour, dans la confiance de l’amour !

     

    Michel  ANDRE, diacre   jeannemichel.andre@gmail.com

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