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BRELEVENEZ - LANNION - Page 2

  • PROPOSITIONS  POUR  HOMÉLIE 19ème Dim A 9/8/20201

          R 19, 9a.11-13a  Ps 84  Rm9, 1-5  Mt 14, 22-33

     

    QUELLE EST  NOTRE  VERITABLE  RELATION A  DIEU  ET  AUX  AUTRES ? COMMENT  DOIT-T-ELLE ETRE ?

     

    FIL  CONDUCTEUR :

    C'est étrange, dans cet évangile, cette difficulté des apôtres à reconnaître Jésus, alors qu’ils le fréquentaient chaque jour, comme nous le faisons nous aussi, soi disant!

    Cela montre bien le mélange de méfiance et de confiance qui entre dans nos relations, d'une façon générale et…avec Jésus lui-même!C'est pourtant en parvenant à une confiance absolue en Dieu que nous deviendrons libres, convertis à cet Amour véritable qui nous mènera au Bonheur !

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Notre relation à l'Autre et aux autres manque de profondeur et de simplicité, car marquée de plus de méfiance que de confiance. Notre première réaction à la crainte que provoque en nous l'ignorance de ce qu’est l'autre entraîne recul et peur. C'est ce que ressentent les disciples dans la barque!
    2. Dans un second temps, la confiance revient, aidée par le souvenir des merveilles vécues avec Jésus (les guérisons, les enseignements la multiplication des pains…). Mais ce passage à la confiance risque même d’entraîner  une réaction exagérée d'exaltation. C'est ainsi que Pierre apostrophe Jésus de façon presque provocante : "Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de te rejoindre sur l'eau..."!
    3. C'est bien, pour Pierre, de reconnaître ainsi que Jésus le considère certainement comme " Merveille", pleine de capacités quasi surhumaines. Mais Pierre en oublie sa faiblesse et son peu de foi et, du coup, s'enfonce dans les flots. Heureusement que, reconnaissant la réalité de ce qu'il est vraiment, Pierre retrouve humilité, simplicité et confiance pour appeler à l'aide et saisir la main secourable de Jésus!
    4. Il en est de même dans nos relations aux autres et en particulier avec nos plus proches, tels que famille, conjoint…Notre connaissance du prochain reste trop superficielle, ainsi que celle que nous lui donnons de nous. Nous ne pouvons donc le "reconnaître" tel que nous le pensions, quand certaines de ses réactions nous déconcertent. Comme Pierre, nous avons peur, nous demandant si c'est bien lui, si c'est bien elle.
    5. Heureusement que nous gardons le souvenir de tout le positif déjà vécu entre nous, positif qui doit être entretenu ! Mais nous pouvons aussi déraper dans l'exaltation provocante, rechercher une fusion, décevante, au lieu de l'AMOUR véritable que Jésus nous propose. C'est alors que nous risquons, comme Pierre, de perdre pied et couler.
    6. Heureusement que, dans un geste d'humilité et d'Amour, nous pouvons toujours tendre la main vers l'autre en lui demandant son aide …et en sachant que celle de Jésus, en tous cas, ne nous fera jamais défaut si nous savons reconnaître ce que nous sommes : merveilles de Dieu, par Dieu et pour Dieu…bien que remplis de faiblesses !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

     

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  • 18ème Dimanche ord A 2 juillet 2020

               

               Is 55,1-3,  Ps 144  Rm 8, 35-39  Mt 14, 13-21

     

                     LA  MULTIPLICATION  DES  PAINS

                        PUISSANCE  ET  COMPASSION

     

    Fil conducteur : Le miracle atteste la Puissance du Christ, vrai homme et vrai Dieu et c’est cela qui occupe le devant de la scène. Mais ce qui est le plus important est certainement la révélation de toute  la compassion  découlant de son Amour infini pour l’humanité toute entière. Dans cette scène de la « multiplication des pains apparaît la compassion de Jésus. La misère physique et spirituelle de cette foule qui entoure Jésus est si grande que Jésus va renoncer à ce temps de solitude et de prière qui lui est nécessaire d’habitude pour « tenir le coup » et qu’il escomptait en débarquant dans ce lieu désert !

    Nous qui rouspétons facilement quand on nous dérange, nous admirons la disponibilité de Jésus, mise à l’épreuve par cette foule qui le « dévore ».

     

    Pincipaux points :

    1. Que faire ? Le problème semble insoluble ! Certes, la foule va voir assouvie par Jésus sa soif d’encouragement, d’enseignement, de vraie découverte de Dieu. Mais son épuisement, sa faim, risquent de la faire défaillir d’inanition. Les apôtres sont bien conscients du problème. Ils font une rapide analyse des moyens d’action ou plutôt une constatation du manque de ces moyens !
    2. D’où la conclusion, pour eux, qu’il vaut mieux se débarrasser de ce problème gênant en « renvoyant » cette foule, comme si elle avait quelque chance de trouver à manger dans ce désert ! Il y a là une attitude paresseuse et ambigüe que Jésus va dénoncer en leur enjoignant de leur donner eux-mêmes à manger !
    3. Cela doit nous faire réfléchir à toutes les circonstances dans lesquelles, nous aussi nous affirmons qu’un problème est insoluble et que nous ne pouvons rien faire !
    4. La suite des événements va montrer que cette affirmation ne tient pas devant Dieu et qu’elle est tout simplement l’expression d’un manque de réelle compassion et….d’un manque de foi ! Jésus commence par montrer que, dans toute solution il y a déjà la part de l’homme. Ici, ce seront ces 5 pains et 2 poissons que ce pauvre petit marchand ambulant va donner, sans doute au grand dommage de sa propre subsistance. Ce sera aussi l’expression de leur confiance en Jésus dont devront faire preuve les apôtres en organisant la distribution…c'est-à-dire en faisant comme les serviteurs à Cana après avoir entendu, dans la confiance, le célèbre « faites tout ce qu’il vous dira » de Marie.
    5. Les conditions sont alors remplies pour que puisse avoir lieu le miracle, la part de Dieu !
    6. Soyons clairs, ce qui nous est demandé devant nos « problèmes insolubles » de tous les jours ou presque, c’est la confiance que Dieu fera, à notre demande (prière en confiance) ce qu’il juge le meilleur pour nous faire grandir en Amour, y compris à travers l’épreuve difficile, et par des moyens totalement imprévus par notre imagination et peut-être même surprenants. Cela, même si, tels que les apôtres, devant le problème « insoluble », nous avons fait preuve d’une « compassion » plus proche de la fuite de nos responsabilités que de l’Amour envers le prochain et de la réelle confiance en Dieu !
    7. A partir de l’enseignement que nous trouvons dans les « noces de Cana », nous pouvons aussi comprendre que l’intercession, que nous sollicitons de notre Mère Marie, c’est pour nous faire avoir une confiance inébranlable en l’Amour de Dieu à notre égard! Pour la façon dont Dieu va ensuite résoudre nos « problèmes insolubles », il nous faut simplement l’accueillir, quelle qu’elle soit, dans une prière…confiante ! Rien que cela, avouons-le, c’est peut-être déjà miraculeux !

     

    Michel  ANDRE, diacre

    Jeannemichel.andre@gmail.com

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