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BRELEVENEZ - LANNION - Page 2

  • IDEES  POUR  HOMELIE  32ème Dimanche ord  A 12 Novembre 2017

     

    Sg 6, 12-16  Ps62  1 Th 4, 13-18  Mt 25, 1-13 

    Quel sens avons nous donné à notre vie?

    Ce choix nous conduit-il au vrai Bonheur?

     

    FIL  CONDUCTEUR:

     Ce serait une erreur de ne voir dans cette parabole qu’une histoire de rendez vous manqué par cinq filles un peu « fofolles » qui se voient signifier, à la porte close de la salle des noces que « avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure, c’est plus l’heure : l’heure, c’est l’heure ! »

    Non, c’est un véritable drame, celui d’une terrible imprévoyance risquant d’atteindre n’importe qui…et même nous si nous n'avons pas fait le bon choix !

    Le drame du rejet définitif qui se joue là, nous n’en voyons que l’épisode terminal, inéluctable (il ne pouvait en être autrement !), mais il s’est préparé sans doute de longue date, dans l’insouciance. La distinction en deux groupes opposés, de ces jeunes filles, elle ne s’est pas faite au moment de la noce, mais longtemps avant ! De même, les humains se distinguent entre ceux qui choisissent l'ouverture à l'Amour comme sens à leur vie et ceux qui préfèrent la fermeture, l'indifférence …ou même la haine!

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Le groupe des humains choisissant de s'ouvrir à l'Amour est comme les "vierges sages" qui sont enthousiastes pour répandre le bonheur, la joie autour d’elles dés qu’elles le peuvent. Pour elles, le bonheur, c’est d’aimer en donnant et accueillant tout ce que l’amour exige. Ce mariage est, pour elles, l’occasion rêvée d’illuminer la fête en tenant le rôle qu’on leur a demandé de remplir. Aussi vont-elles s’appliquer à tout préparer avec amour pour le bonheur des époux et des convives. Quand elles ont fait ce qu’il fallait, elles peuvent s'assoupir, sans problème, confiant à Dieu tout le reste.. C’est bien là la paix promise par Jésus à ceux qui ont choisi de se conformer à l’Amour et qui sont tenus à une "obligation de moyens, mais non de résultat", car le résultat appartient à Dieu en dernier ressort. Celui qui est dans la paix du Christ, personne ne pourra la lui retirer, même par le chantage culpabilisant exercé par les grincheux, les critiques, les perturbés perturbants!
    2. Les vierges "folles" représentent les humains qui n'ont pas choisi l'Amour. Elles ont abordé la préparation de la noce dans un tout autre état d’esprit que les "sages". Elles étaient préoccupées de satisfaire leurs seuls désirs égoïstes, désireuses de "paraître"…et peut-être d'allumer ainsi les hommes ! Elles sont indifférentes au bonheur des mariés, qui est le cadet de leur souci, autant que la préparation de leurs lampes !
    3. Mises devant les conséquences de leur imprévoyance, elles vont trouver une solution qui est un déni de bon sens….comme nous, quand, parfois, effrayés par les conséquences de notre imprévoyance, nous sommes prêts à faire n’importe quoi…d’irraisonnable! Certes, elles vont finir par trouver de l’huile, mais cela ne réparera pas les dégâts causés à la fête et aux époux et la sanction tombera : « je ne vous connais pas ! ».
    4. Dans l'ambiance du monde actuel, il est de bon ton d'accuser d'imprévoyance fautive ceux qui détiennent une responsabilité et qu'on déclare être la "cause de tous nos malheurs". Les accusateurs (que nous sommes peut-être?) feraient bien de comprendre que la véritable "prévoyance", c'est de choisir l'Amour comme sens à notre vie et de le vivre concrètement dans celle-ci!.
    5. Dieu fait à tout homme l'offre de trouver le véritable BONHEUR par l’Amour. Mais l'homme  peut user de sa liberté pour préférer une autre voie, celle de satisfaire ses désirs quels qu'ils soient bons ou, hélas, mauvais car clairement opposés à l’amour. Il résulte alors de ce dernier choix une indifférence au Bien  et un "laisser faire" au Mal. Cet aveuglement ne peut que conduire au malheur, alors que DIEU désire pour tout homme le vrai BONHEUR !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

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  • S’abaisser et devenir serviteur

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    Liturgie de la Parole Lecture du livre du prophète Malachie (1, 14b – 2, 2b. 8-10)

    « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute » Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –, et mon nom inspire la crainte parmi les nations. Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement : Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom – dit le Seigneur de l’univers –, j’enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez. Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi, – dit le Seigneur de l’univers. À mon tour je vous ai méprisés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n’avez pas gardé mes chemins, mais agi avec partialité dans l’application de la Loi. Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?

    Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (2, 7b-9. 13) « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais même nos propres vies » Frères, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais jusqu’à nos propres vies, car vous nous étiez devenus très chers. Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu. Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (23, 1-12) « Ils disent et ne font pas » En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faitesle et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

    Homélie

    IDEES POUR  HOMELIE  Dimanche 31ème semaine A 5 Novembre 2017

    Ml 1, 14b- 2, 2b.8-10 / PS 130 / 1 Th 2, 7b-9.13/ Mt 23, 1-12

    Chacun à sa place, à sa juste place, selon l'esprit et non la lettre!

     

    FIL  CONDUCTEUR :

    « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ». C’est Dieu qui fixe la place de chacun, ce ne sont pas les hommes ! Par contre, à la juste place que Dieu nous assigne, c’est à nous qu’il revient d’y œuvrer avec amour pour accomplir le Plan de Dieu.

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

     

    1. Certes, Dieu a une place pour chacun  et nous la montrera si nous désirons vraiment la connaître. Mais la détermination de notre juste place se heurte à deux forces  convergentes que sont :
    • la vanité ou même l'orgueil de l'homme
    • et, en face, la flatterie intéressée!

     

    Jésus nous invite à ne mettre personne sur un piédestal, et à ne pas fouler aux pieds, non plus, celui qui tombe ! Voila ce que Jésus démasque… en nous disant : « n’appelez pas….(pour flatter), ne vous faites pas appeler….(par vanité ou orgueil) ».

     

    1. Jésus nous met en garde contre un certain désir de pouvoir et de domination. C’est ce qu’il vise en disant aux disciples de ne pas se faire appeler « Père »….avec une majuscule, comme l’imposait l’empereur de Rome à tous ses sujets. Le seul véritable Père de l’humanité, c’est notre Père du Ciel !

    Par contre, Jésus n’a jamais demandé de rompre ce lien privilégié qu’est l’appellation de « père », par un fils à son père, lorsque cette dénomination exprime tout à la fois l’affection paternelle, l’amour filial, le respect, la reconnaissance, dans cette liberté qui caractérise l’amour véritable. Jamais un père digne de ce nom n’empêchera ses enfants et petits enfants de l’appeler « papa » sous prétexte d’être fidèle à la lettre de l’évangile : ce serait ridicule!

     

    1. La mise en garde de Jésus s’applique aussi à l’appellation de  « docteur » ou de « maître », quand elle procède d’un désir de domination.

    « Les scribes et les pharisiens, nous dit Jésus, ont la charge de vous donner les enseignements de Moïse…..accueillez donc ce qu’ils vous transmettent (réellement de la part de Moïse!)….mais gardez vous de leur hypocrisie et ne copiez pas ce qui, dans leur attitude est contraire à ce qu’ils enseignent ».

     

    4.C’est le désir de puissance que Jésus condamne ainsi que l'hypocrisie.

     Jésus vise là ceux qui se targuaient d’être des « docteurs de la Loi » !

    Nous faut-il alors renoncer à appeler "docteur" ceux auxquels nous confions le soin de notre santé?

    Le simple bon sens nous l'interdit, de même qu'il ne nous permet pas, non plus, d'exiger avec véhémence cette appellation, tout comme celle de "père", de la part de ceux qui sont nos fils ou nos "patients", le cas échéant!

    Ce n’est, en effet nullement un signe de soumission de leur part, de nous appeler ainsi! Mais c'est l’affirmation d’une amitié réciproque, avec confiance, dans l'assurance d’une disponibilité rassurante et fraternelle, jour et nuit et par tous les temps. C'est le partage de la joie dans la guérison, le soutien dans l'épreuve de l’échec ou la mort. Bref, l'appellation de "père" ou "docteur", dans ces cas là, est témoignage d’amour discret, dans sa simplicité et sa fidélité. Pas question de rejeter dans ces conditions, avec les appellations de "père" ou "docteur" les vraies valeurs qu'elles signifient, prônées par Jésus lui-même ! Souvenons nous également que, enfants d'un même Père, nous sommes tous frères (verset 8).

    Merci Jésus de nous avoir montré, dans ce passage d’évangile, si mal compris par certains, que ce qui compte n’est pas la lettre mais l’esprit ! La lettre est cause d’intolérance, de division, de guerres…toutes choses         que Jésus a combattues, jusqu’à en mourir.

    L’esprit, au contraire, c’est ce qu’insuffle en nous l’Esprit d’Amour !

    Michel  ANDRE, diacre    jeannemichel.andre@gmail.com

    Blog  http://puzzlebondieu777.over-blog.com