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BRELEVENEZ - LANNION - Page 233

  • DIMANCHE  DE  LA  MISÉRICORDE DEUXIÈME  DIMANCHE  DU  TEMPS  PASCAL C     (28 Avril 2019)

    Jn 20, 19-31 avec Ac 5, 12-16 Ps 117 et Ap 1, 9-11a.12-13, 17-19

     

    Fil conducteur :

    Du côté de Dieu, pas de problème : sa Miséricorde est là, toujours prête…et nous attend avec la patience de l'Amour! Mais, de notre côté, que de difficultés :

    • pour accueillir cette Miséricorde, quand notre « sentiment d’infériorité » nous fait douter de notre amabilité,
    • et pour comprendre qu'accueillir pour nous la Miséricorde de Dieu et faire miséricorde au prochain, c'est tout un!

    Principaux points :

    1. Fêter la « Miséricorde », c’est d’abord reconnaître avec gratitude celle, sans limite, dont Dieu témoigne à notre égard en pardonnant notre refus d’amour qu’est le péché. C’est ensuite entrer, à notre tour, dans ce mouvement d’amour de la miséricorde, c’est l’accueillir et la donner ! L’histoire de Thomas en est l’illustration magnifique.
    2. Quel contraste entre la joie débordante des disciples après la visite de Jésus, au soir de la résurrection et la réaction de Thomas quand il les retrouve ! Leur joie, il ne peut la partager. Non par ce qu’il doute, de ce qu’ils lui racontent. En effet, il connaît suffisamment ses copains pour savoir que ce qu'ils disent est vrai! Oui, il sait que Jésus est ressuscité, qu’il est venu vers les autres…mais pas vers lui ! Quelle déception ! Comment est-t-il possible que Jésus soit venu quand lui, Thomas, n’était pas là ?
    3. Les autres ont été comblés de joie ! Ils ont même reçu, le pouvoir de remettre les péchés! Lui, le pauvre Thomas, qui avait tellement souffert, dans ces terribles moments de la Passion, il n'a rien eu: ce n’est pas juste !
    4. Et le doute arrive : "dans ces conditions, puis-je croire…que Jésus m’aime vraiment ? S’il m’aimait, il ne m’aurait pas fait ça » ! Alors il refuse de croire à l’amour de Jésus! C’est le refus que nous entendons autour de nous…et peut-être même en nous, à l’occasion, tout en déclarant qu’on aimerait avoir « la chance de croire ». Thomas, dans sa souffrance, croit, en la résurrection de Jésus, mais il n’a pas la Foi, c'est-à-dire la confiance qu’il est aimé de Dieu, quoi qu'il arrive!
    5. Dans cette situation de désespoir, Thomas s’enfonce encore plus en se complaisant dans le rôle de victime revendicative (mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?). C’est le « laissez-moi tranquille » que nous savons si bien jeter au visage des consolateurs qui veulent nous réconforter dans nos malheurs. Pire : puisque Jésus ne tient pas compte de lui, Thomas va le provoquer en le défiant de lui montrer ses plaies (Ah ah, très drôle n’est-ce pas : la balle est dans ton camp Jésus !).
    6. Ne jetons pas la pierre à Thomas ! Reconnaissons plutôt combien nous lui ressemblons quand nous sommes blessés et révoltés devant l’indifférence (réelle ou supposée) de ceux dont nous attendons en vain l’amour, voir même devant une soi-disant « indifférence de Dieu ». Nous jouons alors le rôle de victime plaintive (et néanmoins agressive). Pour excuser nos « tiédeurs », nous réclamons parfois à Dieu « la grâce de croire » …alors que ce qui nous bloque, c’est, comme pour Thomas, cette fatale tendance à nous plaindre de ne pas être aimé comme on s'y attendait…et de la façon exacte qu'on imaginait!
    7. Comme ces huit jours passés ensuite dans cette révolte ont dû être horribles pour Thomas….comme, pour nous, quand nous refusons obstinément  d’ouvrir notre cœur à la miséricorde de Dieu et des autres et que nous refusons de faire le « premier pas » salutaire !
    8. Le premier pas, c’est la Miséricorde de Jésus qui va le faire pour Thomas, en revenant exprès pour lui, afin qu’il retrouve sa confiance et parvienne ainsi à la foi. Comme l’a fait alors Thomas, laissons nous envahir par la Miséricorde de Dieu, entrons dans la « douloureuse joie du repentir et laissons nous être consolés pour consoler à notre tour, dans la confiance et l’amour de Jésus miséricordieux !

     

    Michel  ANDRE, diacre          jeannemichel.andre@gmail.com

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  • DIMANCHE  DE  PÂQUES 21 Avril 2019

     

    VEILLÉE  PASCALE  (Rm 6, 3-11- Ps117-  Lc 24, 1-12)                                                      

    MESSE  DU  JOUR  ( Ac 10, 34…43 - Col 3, 1-4 -  Jn 20, 1-9

     

    Résurrection du Christ, ou : l'impensable réalisé !

     

    FIL CONDUCTEUR :

    Par la résurrection du Christ, Dieu se confirme comme étant Celui qui dépasse totalement ce que les hommes peuvent imaginer à son sujet. Dieu est vraiment le Tout Autre ! Même les disciples, qui pensaient connaître Jésus, vont être pris de court! Surtout, hier comme aujourd'hui, la résurrection du Christ est pour chacun "le révélateur" de lui-même, comme elle l'a été pour les disciples, en vue de la conversion de chacun, invité ainsi à une « résurrection personnelle » !invités à saisir cette occasion exceptionnelle de conversion. Mais, comme cela est manifeste concernant les disciples lors de cet événement, on l’aborde, aujourd'hui encore,  de la même façon que l'on a mené jusque là sa vie! A chacun de le comprendre, à travers les récits évangéliques concernant Pierre, Jean…Juda, lors de la passion, la mort et la résurrection de Jésus!

                

    Principaux points :

    1. Cet événement de la résurrection du Christ va prendre tous les acteurs au dépourvu, d’où cette agitation, cet affolement : ça court partout, vers le tombeau, retour du tombeau…et même au retour d’Emmaüs. Mais surtout, tous sont affrontés à un Jésus qui est bien vivant, mais n’est plus comme avant, devenu insaisissable…imprévisible, déconcertant !
    2. Chacun va réagir selon son tempérament, son histoire, sa disposition intérieure et voir ce que d’autres ne remarquent pas…et réciproquement. La diversité des « comptes rendus », loin de faire planer le doute sur la véracité de l'événement, montre bien qu’il ne s’agit pas « d’une histoire préfabriquée » ! Quelle différence de ressenti et d’attitude entre Pierre, encore bloqué dans la souffrance de son reniement et qui ne comprend rien à ce qu’il voit au tombeau et Jean que remplit la certitude immédiate de la résurrection.
    3. Deux écueils à éviter alors, pour les disciples, mais également pour nous aujourd’hui :
      1. la peur: celle de ce qu’on ne comprend pas et qu’on ne maîtrise pas (Mc 16, 8). Celle de passer pour fou (Ac 17, 32) ou folles en affirmant la résurrection… et c’est bien l’étiquette dont la plupart des disciples vont tout d'abord, affubler les femmes : « à vrai dire, quelques femmes ont bien raconté que… » (Lc 24,11) ! D’où l’incitation à ne pas avoir peur (Mc 16, 6) que le Seigneur nous adresse toujours, mais qui reste sans effet sur nous, tant que nous n’avons pas placé en lui notre confiance et renoncé  aux « assurances illusoires du « monde » !
      2. le passage à côté de cet événement essentiel pour nous : La résurrection du Christ a constitué pour les disciples une nécessité impérative de changement profond dans leur vie : rien ne pouvait désormais être comme avant ! Certains ont été tentés de se dérober, pour conserver leur vision des choses. Ainsi, les disciples d’Emmaüs (« et nous qui espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël » Lc 24, 21). D’autres ont tout d’abord refusé ce changement, sous prétexte d’avoir été mis de côté et se prétendant toujours « victimes » ! Ainsi Thomas, absent lors de la « visite » de Jésus.

    Il déclarait refuser de « croire », jusqu’à ce qu’il « craque » devant la découverte de tout l’amour de Jésus pour lui (Jn20, 28)! Comme elle est tentante, cette fausse position de "victime » qui est si répandue dans notre monde où elle fait des ravages.

    La « résurrection » de Jésus n’est pas un simple événement de l’histoire, mais, aujourd’hui, un vécu actuel et personnel, qui nous met devant la nécessité d’un changement de notre part, car rien ne peut rester encore « comme avant la résurrection du Christ» !

    Ne cherchons pas Jésus où il n’est pas, mais où il est : dans cette joie, cette paix de la résurrection,  que nul, selon la promesse de Jésus, ne pourra nous ravir si nous la vivons comme une « résurrection » pour nous aussi !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

     

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