Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BRELEVENEZ - LANNION - Page 293

  • PROPOSITIONS  POUR  HOMELIE VINGT CINQUIEME  DIMANCHE  A  24/9/ 2017

        

    Mt 20, 1-16  avec Is 55, 6-9 et Ph 1, 20c -24. 27a

    Parabole des ouvriers de la dernière heure

    QUELLE  EST NOTRE  JUSTICE?  CELLE  DE  DIEU  OU  CELLE  DES  HOMMES?

     

                                                              FIL  CONDUCTEUR

    Cette parabole nous oblige à reconnaître la véritable relation que nous avons envers le Seigneur et non celle que nous prétendons avoir. Elle nous met devant le choix essentiel entre « justice des hommes »et « justice de Dieu » et rappelle que si nous n’optons pas vraiment pour celle-ci, nous n’entrerons pas dans le Royaume des Cieux (Mt 5, 20)!

    Principaux points:

    • Le Maître du domaine (Dieu), a préoccupation de sa vigne, c’est-à-dire de cette création qu’il a mise en place et dont le résultat devrait être le bonheur, par l’Amour, pour toute l’humanité. Il veille donc à ce que son projet aboutisse et, pour cela, va embaucher des ouvriers (des co-créateurs!), les plus efficaces et sérieux possibles.
    • Les premiers à se présenter bénéficient d’un a priori favorable : sérieux, travailleurs, on peut compter sur eux. Mais, en revanche, ils ont, par rapport au Maître une relation d’indépendance qui leur permet de discuter pied à pied leurs conditions de travail (puisque le Maître a besoin de leur collaboration!). Il y a donc palabre, discussion serrée, entente sur le salaire, mérité en toute justice…humaine. C’est un « contrat », en toute indépendance. Et ils vont le remplir scrupuleusement, tout comme nous, « les bons chrétiens » qui avons toujours suivi le « bon chemin » et supporté « le poids du jour et de la chaleur »…à moins que, pour certains, ce ne soit le "poids des obligations imposées par la religion"!
    • A la neuvième heure, le Maître et les nouveaux travailleurs entrent dans une relation totalement différente, une relation de confiance!

    Confiance totale en la justice de ce Maître (qui est Dieu!) et promet simplement de donner comme salaire « ce qui est juste »!

    Et plus on avance dans la journée, plus les ouvriers acceptent une dépendance…dans une totale confiance!

    • A la dernière heure, il y a plus encore. Humainement parlant, on pourrait douter de la volonté réelle de travailler de ces gens restés sans rien faire toute une journée. En disant que personne ne les a embauchés jusqu’à cette heure là, ils ignorent délibérément les quatre précédentes propositions d’embauche du Maître. A croire qu’ils étaient ailleurs et ne veulent pas en convenir! En fait, ne seraient-ils pas de ceux qu'on appelle "chômeurs professionnels"! Le Maître, lui, est au dessus de ce genre de polémique. Son but, en effet, est non seulement de réaliser pleinement la vendange (de toute l’humanité), mais d’y faire participer aussi ceux qui…étaient loin, indifférents. Il leur rend leur dignité de travailleurs (co-créateurs) et il leur offre d’entrer dans une relation de confiance réciproque, premier pas d’une relation d’Amour, dans la « justice de Dieu ».
    • C’est cette justice là qui va triompher lors de la distribution du salaire et va récompenser la confiance à l’égard du Maître, autrement dit l’acceptation de la dépendance d’Amour, caractéristique de tout Amour véritable! Le fait de donner à chacun le « salaire total », montre que, dans le Royaume, ce n’est pas la « quantité » qui comptera pour chacun, mais la « plénitude de Bonheur par l’Amour », pour tous!
    • Au contraire, les travailleurs de la première heure qui contestent, montrent qu’ils sont restés dans la « justice des hommes », englués dans la jalousie qui est la souffrance de voir le bonheur des autres. N’est-ce pas les prémices de l’enfer?

     

    A chacun de nous de voir où nous en sommes sur le plan de la « justice » (des hommes où de Dieu?) et celui de la confiance (donc de l’amour) envers ce Maître si bon et si juste!

     

    Michel  ANDRE  diacre    jeannemichel.andre@gmail.com

                   BLOG   http://puzzlebondieu777.over-blog.com

     

     

  • IDEES  POUR  HOMELIE  24ème Dimanche  ord  A  17 septembre 2017

    Si 27, 30  28, 1-7   Ps102  Rm 14, 7-9  Mt 18, 21-35                  

    JUSTICE  DE  DIEU  OU  JUSTICE  DES  HOMMES?

    RANCUNE  OU  PARDON?

     

    FIL  CONDUCTEUR  :

     

    Qui d'entre nous  ne réclame justice? Les occasions pour ce faire ne nous  manquent

    pas et la juste colère que fait monter en nous le flot de ces injustices ne saurait se retirer sans que la justice ait été rétablie! Oui, mais, de quelle justice s'agit-il?(Mt 5, 20)...celle des pharisiens ? (justice humaine basée sur le talion), ou la justice de Dieu basée, sur la Miséricorde? Entre ces deux justices incompatibles (Mt 5, , Dieu attend de nous un choix catégorique pour le Pardon, dont il nous montre l'exemple à travers le cri de Jésus sur la croix : "Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"!

     

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Nous tous, les humains, avons besoin de la Miséricorde de Dieu, en raison des dégâts, dans notre relation à Dieu, causés par nos "refus d'Amour", c'est-à-dire nos péchés, de toutes sortes. En raison de la majesté incomparable de Dieu et de l'infini de son Amour ainsi bafoué, les dégâts causés par nous sont, en fait, irréparables, si intenses que puissent être nos efforts pour les réparer, au sens strict! De plus, Jésus nous montre que le Père considère comme fait à Lui-même toutes les blessures infligées par nous à nos frères (ainsi l'enfermement infligé au deuxième débiteur dans la parabole).
    2. Toute prétention de notre part à effacer par nos efforts de "justice humaine", les dégâts causés par nous à Dieu, vont à l'encontre de la Vérité, donc à l'encontre de Jésus qui s'est défini comme" le Chemin, la Vérité et la Vie". Cette entorse à la Vérité, de notre part peut relever de l'erreur fréquente dans l'appréciation de nous-même…ou, malheureusement aussi, du mensonge, entorse voulue à l'égard de la Vérité!
    3. L'entorse à la Vérité, c'est le cas du premier "débiteur" de la parabole : il sait très bien que l'énormité de sa dette ne lui permettra jamais de la rembourser et croit naïvement pouvoir "rouler le Maître" par des promesses mensongères. Ne faisons-nous pas de même, quand nous promettons à Dieu, lors du sacrement de Réconciliation, de ne plus "l'offenser et de faire pénitence"… sans rechercher vraiment les causes de nos incessantes rechutes. Autrement dit, quand nous négligeons ce qui est la véritable REPARATION. complément indispensable de la "douloureuse joie du REPENTIR sincère.
    4. Or, cette recherche des causes véritables de nos rechutes nécessite de se faire aider dans un accompagnement psycho spirituel, en complément du sacrement de réconciliation. Sinon, nous risquons, en restant hors Vérité, de nous situer à nouveau dans le cadre de la "justice humaine des pharisiens" et d'agir avec la même hypocrisie que le premier débiteur rencontrant le second.
    5. Par ailleurs, il nous faut prendre conscience de la multiplicité de nos "débiteurs". 
    1. Il n'y a pas, autour de nous, que des "débiteurs méchants", ennemis déclarés, bien repérables et ultra dangereux. Il y a aussi tous ces "débiteurs gentils" que l'on aime "bien" (ou que l'on aime, tout court, ce qui est mieux mais plus difficile) et qui sont souvent nos plus proches…si proches que nous pensons connaître par cœur ces travers qui nous agacent chez eux et représentent des "torts"…à rembourser!
    2. A bien voir les choses, reconnaissons que nous avons envers ces "débiteurs gentils…et même aimés", une insistance rappelant beaucoup le premier débiteur de la parabole, quand il refuse de reconnaître la situation difficile de son débiteur. Nous avons trop souvent, vis-à-vis de ces "prochains", une exigence de changement de leur part, aussi rapide que profond et nous la leur signifions sans cesse, en oubliant nous même de pratiquer le même changement que nous exigeons d'eux!
    3. Ce changement consiste, pour tous, eux et nous, à ne plus considérer "l'autre" comme un "cas"psychologique", relevant d'une "justice simplement humaine", mais à le considérer aussi comme un être spirituel relevant d'abord de la "justice de Dieu", qui est Amour miséricordieux. C'est cela la "justice" dont doit témoigner notre comportement, si nous suivons vraiment le Christ comme il nous le demande (Mt 16, 24-26).

     

                         Michel  ANDRE, diacre   jeannemichel.andre@gmail.com

     

                                                          BLOG http://puzzlebondieu777.over-blog.com