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BRELEVENEZ - LANNION - Page 224

  • 17ème Dimanche Ordinaire C 2016 28 juillet 2019

     

    Gn 18, 20-32  Ps 137  Col 2, 12-14   Lc 11, 1-13

     

    Apprend-nous à prier !

    Fil conducteur :

    Demander à Jésus de leur apprendre à prier dénote, chez ses disciples une reconnaissance louable de leur difficulté à le faire, à la fois sur la façon concrète de prier et aussi sur l’état d’esprit dans lequel prier ! Avouons qu’il nous manque parfois la maîtrise d’un, si ce n’est celle de ces deux éléments. De même que pour certaines personnes qui nous déclarent souvent n’avoir ni le goût ni le savoir faire de la prière.

     

    Principaux points :

    1. Jésus, ici, ne donne pas de conseil sur l’attitude elle-même à respecter pendant la prière. Chez un autre évangéliste, il sera simplement précisé de ne pas rabâcher !
    2. Par contre, Jésus montre que toute prière doit commencer par la louange de Dieu, avec la reconnaissance de sa Paternité et de sa transcendante : « Notre Père qui es aux cieux ». Puis vient l’évocation de sa sainteté, de son règne et enfin de sa Toute Puissance !
    3. C’est ensuite seulement que la prière s’oriente vers les demandes des hommes, pour tous les hommes, englobés dans le mot « nous »désignant les bénéficiaires des bienfaits de Dieu !
    4. Après avoir bien précisé tout cela, Jésus passe à cette merveilleuse parabole de l’ami importun (Lc 11, 5-8). Quel changement, dans ce que les auditeurs de Jésus imaginaient de la relation de Dieu avec eux, quand Jésus leur affirme que Dieu se réjouit de l’importunité de ses enfants quand ils sollicitent son aide. Suivent les incroyables promesses d’un Père à la fois tout Puissant et aimant, faites à ceux qui témoignent d’une confiance filiale envers lui.
    5. Confiance d’abord dans l’obtention d’une réponse à nos demandes : Dieu ne sera jamais aux « abonnés absents », même s’il nous faudra laisser sonner un certain temps avant qu’il ne décroche !
    6. Ensuite, confiance dans le caractère approprié de la réponse de Dieu, quelles que soient nos demandes. Mais il faut souligner qu’une réponse appropriée ne veut pas dire qu’elle soit exactement comme celle que nous attendions. Mais cela veut plutôt dire que cette réponse correspond, de façon adéquate, à nos vrais besoins, au moment opportun.
    7. C’est dire que, selon la nature de la demande, il y aura plusieurs types de réponse:
    8. Si notre demande correspond tout à fait avec ce que Jésus lui-même nous dit de demander dans le « Notre Père », aucun doute sur sa satisfaction. Toutefois, la réalisation de ce que nous avons demandé se fera souvent sous une forme un peu différente de la manière que nous imaginions, voire même totalement différente…mais en fait meilleure que ce que nous attendions. Et cette constatation, souvent a posteriori, nous renforcera dans notre confiance en Dieu.
    9. Si ce que nous demandons ne figure pas dans le « Notre Père », mais que Dieu nous l’accorde manifestement, cela nous incite à y voir une approbation de Dieu concernant la légitimité de notre demande. Mais en même temps, il y a là une invitation à se faire aider pour un bon discernement…car le Malin a vite fait de nous embarquer dans l’illusion à ce sujet !
    10. Enfin, si, par mégarde, nous avions demandé quelque chose qui était en opposition avec le « Notre Père » et que cela nous a été refusé, ne récriminons pas, mais rendons plutôt grâce à Dieu de nous avoir évité de tomber dans un piège !
    11. C’est dire que, dans les demandes de notre prière, nous devons toujours nous poser humblement et sincèrement la question de leur conformité ou de leur opposition à ce que Jésus nous dit dans son enseignement du « Notre Père » !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

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  • 16ème Dimanche Ord C  21 7  2019

    Gn 18, 1-10  Ps 14  Col 1, 24-28 Lc 10, 38-42

     

    ACTION  OU  ORAISON ?

     

    Fil conducteur :

    Le débat dans l’Eglise a toujours existé, sur l’importance comparée de l’action et de l’oraison. L’évangile de ce dimanche en est l’illustration. Marthe, dans sa cuisine, est la championne de l’action et Marie, aux pieds de Jésus, celle de l’oraison et contemplation. Dans notre vie, ces deux options se retrouvent et parfois s’affrontent. Et dans nos relations avec les autres, elles entraînent malheureusement, des tensions allant jusqu’à l’intolérance, tensions que l’évangile de ce jour met bien en relief !

     

    Principaux points :

    1. La bonne volonté d’accueillir le Seigneur, ici comme dans la première lecture, est évidente chez tous les acteurs du récit. Marthe comme Marie, veulent faire le maximum, dans leur amour pour Jésus. Celui-ci accueille à son tour cette bonne volonté des deux sœurs. Mais, placé dans une position d’arbitre entre les deux, en raison de la manifestation de colère de Marthe, Jésus rétablit une juste vision de ce qui nous est demandé…entre autres, la tolérance par rapport aux voies qu’empruntent les autres dans leur désir profond de le suivre. Mais Jésus demande aussi, pour le suivre, de l’écouter… à travers sa Parole, comme le fait ici Marie !
    2. Jésus nous invite, de plus, à ne pas tomber dans l’excès! Il ne blâme pas Marthe pour le « service » qu’elle rend à tous en s’occupant des travaux domestiques. Il lui reproche de  faire cela dans une agitation excessive qui l’empêche de réaliser l’essentiel pour l’accueil, à savoir…la disponibilité !
    3. Chacune des deux sœurs de Lazare exprime sa disponibilité.
    4. Mais il y a un plus chez Marie, venant sans doute de ce qu’elle a reconnu « le temps où elle est visitée», ce que Marthe, de son côté ne semble pas réaliser. Marie réalise qu’arrivera bientôt la séparation définitive avec Jésus. Ne pas savoir reconnaître le temps où l’on est « visité » par le Seigneur, c’est le grand reproche qui sera fait au Peuple élu. On ne peut faire ce reproche à Marie, mais peut-être à Marthe.
    5. Faute d’écouter Jésus, Marthe adopte, malheureusement, une attitude de « victime », revendicatrice, qui lui fait réclamer « justice » de l’insouciance coupable qu’elle voit, à tort, en Marie…et même de la tolérance de Jésus, envers cette « injustice »…. qui n’en est pas une ! Elle est en colère !
    6. La colère peut être juste, quand elle dénonce une injustice flagrante, comme dans l’intervention de Jésus contre les marchands du Temple, profanateurs de la « Maison de son Père » ( Lc 19, 45-46). Dans ce cas, il faut rétablir la justice, …mais pas celle des pharisiens qui est la loi du Talion. La vraie « justice » est celle de Dieu, qui est Miséricorde et Pardon ( Mt 5, 20)!
    7. C’est l’occasion pour nous de comprendre qu’avec les meilleures intentions du monde au départ, nous pouvons facilement dévier dans les excès de toutes sortes. Ceci, faute d’avoir négligé d’écouter…et mis en pratique la Parole de Dieu, ou encore faute d’avoir reconnu ces temps de grâce où le Seigneur nous visitait. Disons plutôt, comme Jacob : « le Seigneur était ici …et je ne le savais pas » (Gn 28, 16-19) !

     

    Michel ANDRE jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG :   http://puzzlebondieu777.over-blog.com