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BRELEVENEZ - LANNION - Page 135

  • ONZIEME DIMANCHE ORDINAIRE B 13 juin 2021

                 

    Marc 4, 26-34 avec 2 Cor 5, 6-10 et Ez 17, 22-24

    Pour parvenir au Royaume, il y a la part de Dieu et celle de l’homme,

     

    Fil conducteur :

    Pour arriver à la plénitude de Bonheur, qui nous est promise dans le Royaume de Dieu, nous avons à réaliser notre part. Nous devons prendre les moyens nécessaires pour cela, à travers le déroulement de toute notre vie. Nous devons faire confiance à Dieu pour réaliser, de son côté, ce qui dépend de lui et assurera, en temps voulu, notre Bonheur en plénitude. Ayant accompli notre part, nous serons dans la paix car en totale confiance en la puissance et en l'Amour de Dieu pour nous !

    Principaux points :

    1) Dans la venue de ce Royaume de Dieu où notre Bonheur aura sa plénitude, nous pensons souvent que tout incombe à Dieu. Or, nous avons notre part à accomplir, en tant que co-créateurs, à côté de la part évidemment prépondérante de notre Créateur.

    2) Dieu a mis en nous, pour cela, des capacités formidables :

    - ainsi, tout ce que l’homme réalise à travers les progrès formidables de la science, quand il sait mettre celle-ci au service du Bien et non de son orgueil !

    - Mais aussi tout ce que nous pouvons tous réaliser dans l’accomplissement de ces tâches de tous les jours, dont Verlaine disait : « la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour ! ». Chacun de nous est comme ces petites graines dont parle Jésus, en lesquelles sont, en germe, des capacités étonnantes pour la croissance en amour. Oui, Dieu nous confie, à chacun, une part formidable de réalisation du Royaume en vue du Bonheur définitif par l’Amour!

     

    3) Mais nous avons à tenir notre juste place, notre juste rôle, dans cette réalisation. Ainsi, il nous faut :

    - Faire ce qui nous est confié par Dieu. Le cultivateur dont nous parle Jésus doit préparer son champ, les semences, semer et surveiller la croissance pour agir, à nouveau, quand sera venu le temps de la moisson.

    - Par contre, après avoir accompli avec conscience sa part de travail, l’homme doit faire confiance à Dieu pour le reste et doit « dormir sur ses deux oreilles ».

     Il ne doit pas outrepasser son rôle, comme le ferait un cultivateur inconscient qui se lèverait la nuit pour tirer sur les tiges dès qu’elles sortent,  afin qu’elles croissent plus vite. Cela nous semble risible, mais c’est bien ce que nous faisons quand notre impatience et notre manque de confiance en Dieu, nous poussent à tout régenter, tout contrôler dans l’univers, dans la conduite de notre vie…et de celle des autres !

    4) En fin de compte, dans cette venue du Royaume de Dieu, nous avons la responsabilité des moyens évidents à assumer, mais pas celle du résultat. Le résultat, c’est la part de Dieu. Comme l’affirme Paul, ce résultat final, même s’il nous parait encore lointain et pas toujours conforme à nos désirs immédiats, nous savons que c’est le meilleur, car c’est bien le partage de son propre Bonheur que Dieu, dans son Amour, veut nous faire vivre dans son Royaume !

    C’est cette certitude qui doit guider notre vie dans le « monde » où nous vivons …sans lui appartenir  ni en devenir l’esclave !

     

    Michel  ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

     

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  • DIMANCHE  SOLEMNITE  DU CORPS  ET  SANG  DU  CHRIST

    Année B 6 Juin 2021  Institution de l’eucharistie

    Ex 24, 3-8  Ps 115  He 9,11-15  Mc 14,12-16.22-26

    FIL  conducteur :

    L'eucharistie, c’ est le « mémorial » de la partie "offrande" le soir du jeudi saint, du sacrifice salvateur du Christ, dont l’accomplissement total a eu lieu le lendemain, vendredi saint sur la croix. Le terme de « mémorial », souligne bien qu’il ne s’agit pas, à chaque eucharistie, d’un simple souvenir, mais d’une réalité toujours présente. Grâce à cela, les hommes de tous les temps et de tous les lieux peuvent y participer et offrir leur propre personne au Père, comme le fait le Christ. C'est cette libre participation à l'offrande du Christ, qui nous permet ensuite de recevoir en nous Celui-ci, afin qu'il y demeure!

    Principaux points :

     

    1) Cette institution de l’eucharistie a eu lieu à la suite d’une alliance entre Dieu et l’humanité, comme le rappellent les deux lectures. Dans cette alliance, chaque« partie » s’engage librement, à tel point que ce n’est plus le sang des animaux qui va sceller cette alliance et réaliser son but de sauver l’humanité, mais le sang même du Verbe incarné, vrai Dieu et vrai homme, le Christ Jésus !

    2) Lors de la dernière Cène de ce jeudi saint, Jésus va montrer à ses apôtres à quoi Dieu s’engage et comment l’humanité, que représentent alors les apôtres, doit, elle aussi, s’engager.

    Il réalise devant eux la première partie du sacrifice salvateur, qui, comme dans tout sacrifice, est l’offrande de ce qui va être sacrifié,

    son corps et son sang, bref, la partie matérielle mais en même temps  « divine » de sa personne, puisque les deux « natures » de Jésus, humaine et divine, sont indissociables. L’accomplissement du sacrifice ce sera le lendemain à la croix (« tout est accompli ! » Jn 19, 30) "une fois pour toutes"!

    3) L’engagement demandé à toute l’humanité et donc à nous, ce jour là par le biais des apôtres, c’est la libre offrande de sa propre vie, par chaque participant,  lors de l’eucharistie. Concrètement, chacun le fait en répondant « Amen» aux paroles de l’offrande proclamées par le prêtre: « par lui, avec lui et en lui, à toi, Père Tout Puissant, dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire… ».

     Cette participation à l’humilité suprême du Christ venait d'être demandée aux apôtres, lors du lavement des pieds : « ce que j’ai fait pour vous, faites le vous aussi… » (Jn 13, 12-17).

    4) C’est afin que tous les hommes de toutes les générations à venir puissent ainsi participer à l'offrande sacrificielle du Christ, pour la réalisation  de « l’ALLIANCE nouvelle et éternelle »que Jésus a institué ce mémorial de l’eucharistie.

    C’est pour cela aussi que sa présence y est réelle, afin d’assumer à chaque fois son plein rôle dans ce « contrat d’ALLIANCE ».

     Comme chacun sait, un contrat ne se signe pas par téléphone mais en présence physique des intéressés !

    5) Enfin, il est bon de rappeler que la réception du corps et du sang du Christ dans les conditions d’accueil ci-dessus, fait qu’il demeure en nous, pour notre progression et non pour un simple « bonjour » sur le pas de la porte !

     

    Michel ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

     

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