Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BRELEVENEZ - LANNION - Page 61

  • PREMIER  DIMANCHE  DE  CAREME  B 18 février 2024

    Marc 1, 12-15 avec 1P3,18-22 et Gn9,8-15

    Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

    FIL  CONDUCTEUR :

    Le carême nous invite à confirmer le choix que, en tant que chrétiens, nous avons fait, par notre baptême, du moyen le meilleur d’obtenir le BONHEUR.

    Ce choix, c’est celui de l’Amour et la véritable concrétisation de celui-ci dans notre vie, c’est le but même de ce carême. Mais l’évangile de ce jour nous envoie un avertissement .  Il nous affirme  qu’il est indispensable et urgent de nous convertir d’abord !

    PRINCIPAUX  POINTS :

    1. Nous convertir, c’est changer quelque chose ou y renoncer, dans notre situation, dans nos habitudes, nos façons de faire, nos méthodes etc….Non parce que tout cela était mauvais à proprement parler, mais parce que cela était insuffisant pour atteindre le BUT merveilleux que Jésus nous propose : partager cet Amour en plénitude qu’il vit avec le Père et l’Esprit, de toute éternité, dans la Trinité Divine !
    2. Or, ce but, c’est bien le BONHEUR véritable, celui auquel Dieu nous a destinés en nous retirant du Malheur pour nous sauver et nous remettre sur le chemin du BONHEUR. Et le seul moyen pour y parvenir, c’est l’AMOUR !
    3. Notre habitude, c’est de rechercher le Bonheur à notre façon, selon notre idée ! Le Plan de Dieu, lui, au contraire, nous propose d’obtenir le Bonheur par l’AMOUR et pas autrement !
    4. Mieux encore, Dieu a réalisé sa part dans notre remise en route vers le Bonheur. Il l’a fait grâce à la Rédemption accomplie par le Christ. C’est cela cette Bonne Nouvelle à laquelle Jésus nous invite à avoir foi et qu’il nous demande de répandre jusqu’aux extrémités de la terre !
    5. Pour cela, une double obéissance est nécessaire :
    • Celle du Christ au Père, déjà pleinement réalisée lors de l’incarnation et de la Rédemption, par Jésus…
    • Celle de chacun de nous envers le Christ, par le biais de notre participation active à l’offrande du Christ à son Père, en particulier au cours de chaque eucharistie et plus particulièrement au cours de ce carême en y joignant prière, aumône et pénitence.

     Nous convertir consiste alors à passer d’une obéissance trop motivée peut-être par la peur, ou acceptée du bout des lèvres mais pas du cœur,  à une obéissance vraiment motivée par l’Amour et ressemblant à celle du Christ envers son Père !

    Nous nous rendrons compte alors de certaines « désobeissances » de notre part, telles que :

    • Revendiquer une indépendance quasi-totale envers notre conjoint, ou
    • Refuser « d’aimer sa femme comme le Christ a aimé son Eglise et s’est livré pour elle…tout en l’appelant sans cesse « ma chérie » !Et parfois, pareillement le refus, chez la femme, d’une dépendance d’amour vis-à-vis de son mari ! Notre obéissance véritable, celle à laquelle nous incite ce carême, nous la vivrons dans notre habituel état de vie, là où nous sommes et surtout dans la confiance en notre Dieu qui nous enseigne, en Jésus, le vrai chemin qui conduit au BONHEUR : l’AMOUR.

    Michel ANDRE, diacre  jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com

  •    SIXIEME DIMANCHE ORDINAIRE B 11 fevrier 2024

    Marc 1, 40-45 avec Lv 13 et 1 Cor 10

    Guérison de la lèpre ou guérison du lépreux.

    Fil conducteur :

    Quand s’ajoute à la souffrance physique de la maladie l’impossibilité de la relation avec les autres, la dignité de la personne est en danger. Jésus entend l’appel de détresse du lépreux, menacé dans sa vie et plus encore mis au ban de la société, privé de sa dignité d’image de Dieu. Il répond alors immédiatement à cet appel pathétique!

    Allons-nous répondre aussi vite que lui quand nous sommes sollicités dans ce même domaine?

     

    Principaux points:

    1) C’est une guérison globale dont Jésus veut faire bénéficier tous les hommes et pas seulement une guérison physique.

    2) Cette guérison doit comporter un rétablissement de relations inter humaines conformes à la Loi d’amour. Donc, un rétablissement de la dignité de chacun, reconnue par tous.

    3) Cela exige que nos relations inter humaines soient « purifiées de toutes les causes de méfiance, crainte, peur, d’une part et de tous les préjugés illégitimes occasionnant mépris, exclusion, d’autre part.

    4) En implorant sa « purification », et pas seulement le « blanchiment» de sa lèpre, cet homme montre qu’il désire sa guérison globale avec rétablissement de sa totale dignité d’homme au milieu des hommes.

    5) De plus, en affirmant que Jésus peut accéder à son désir et qu’il rejoint le désir de Jésus lui-même, il témoigne que Jésus est bien celui qui vient guérir l’humanité et la sauver…et qu’il est donc le Messie.

    6) De tout cela découle l’acquiescement immédiat de Jésus à la demande de ce lépreux ! Jésus se précipite pour nous guérir, nous aussi, dés que nous prenons conscience de notre « lèpre relationnelle ».

    Par contre, il ne peut agir en faveur de celui qui n’a pas conscience de sa « lèpre » et de ses conséquences !

     

    7) Nous nous étonnons parfois de n’avoir aucune réponse de Dieu à nos demandes de soulagement des difficultés de toutes sortes qui nous accablent ! Qu’est donc devenue la promptitude de Jésus à soulager immédiatement le lépreux ?

     

    8) Serait-ce parce que nous faisons partie du lot de ceux qui ne se savent pas « malades » ? : Dieu ne m’entend pas, il ne me « touche » pas et rien de ce qu’il me propose en réponse à mes appels, ne me convient vraiment !

    S’il en est ainsi, il est temps de me ressaisir, il est grand temps que j’arrête de me plaindre des conséquences de « ma lèpre » et que je m’attaque aux causes mêmes de ce mal de ma propre « lèpre » qui me ferme la vraie relation d’amour avec le prochain, avec Dieu, avec moi-même.

    9) Il me faut combattre en moi :

    - L’indifférence au prochain : mon silence, ma mutité volontaire, comme pour bien marquer que l’autre compte peu pour moi. Ou encore

    - Les jugements sans appel et sans clémence portés sans cesse sur les autres, qui ne trouvent aucune indulgence de ma part, mais au contraire une critique constante allant jusqu’à l’intolérance.

    - L’égoïsme, qui consiste à se moquer du bonheur des autres en ne faisant que ce qui satisfait mes désirs à moi. Cela entraîne une « paresse affective », c'est-à-dire un renoncement à tout effort en vue du bonheur de l’autre, donc au rejet pur et simple de l’amour !

    - Enfin, la banalisation du mensonge : on finit par « mentir comme on respire » et on ne s’en aperçoit même plus : complicité avec l’erreur, éloignement de la vérité…..donc ouverture de la porte au « père du mensonge » qui s’infiltre alors dans nos moindres relations.

    Voilà bien les signes de « lèpre relationnelle » à présenter aujourd’hui à Jésus humblement en le suppliant : « Seigneur, si tu veux, maintenant même, tu peux me purifier ! ». La réponse, nous la connaissons ! Alors, n’attendons plus !

     

    Michel  ANDRE, diacre    jeannemichel.andre@gmail.com

    BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com